Message aux magistrats chargés de me juger 3

Message aux magistrats chargés de me juger (III)

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II. Mon révisionnisme est mesuré, car conforme à la vérité historique dans sa complexité

Et en matière de révisionnisme, je m’exprime avec mesure. Loin de nier les souffrances et les morts nombreuses, j’affirme que si, pendant la guerre, les Juifs n’ont pas vécu un Holocauste (autrement dit: une extermination systématique et planifiée), ils ont en revanche vécu une Shoah (c’est-à-dire une « catastrophe »).

Cette Shoah comporte deux faces principales:

  • à l’Ouest, les grandes déportations;
  • à l’Est, les massacres commis par les Einsatzguppen.

Je commencerai par ces derniers.

1. Les victimes juives des Einsatzgruppen à l’Est

Ces massacres firent environ 400 000 morts, parmi lesquels des femmes et des enfants1. Ils s’inscrivaient non pas dans le cadre d’une extermination systématique, mais dans le cadre d’une politique de lutte contre les partisans et de sécurisation des terres.

Certes, lorsqu’il comparut comme témoin à charge au grand procès de Nuremberg, le chef des Einsatzgruppen sur le terrain, Otto Ohlendorf, affirma que ses hommes avaient reçu l’ordre d’exterminer systématiquement les Juifs2.

Quelques mois plus tard, cependant, à son propre procès, il revint sur ses déclarations. Interrogé, il expliqua qu’en plus de leur mission générale:

les Einsatzgruppen et les Eisatzkommandos furent chargés de protéger l’arrière du front en tuant les Juifs, les Tziganes, les fonctionnaires communistes, les activistes communistes ainsi que toutes les personnes qui compromettraient la sécurité3.

Il ne s’agissait donc pas d’exterminer systématiquement, mais d’exécuter des gens jugés dangereux. Peu après d’ailleurs, le procureur lui posa la question suivante: « Avez-vous eu connaissance de plans ou de directives qui prévoyaient d’exterminer pour des raisons raciales ou religieuses? » L’accusé répondit:

Je vous assure expressément que je n’ai ni connu l’existence de tels plans, ni été appelé à coopérer à la réalisation de tels plans. Pendant le grand procès de Nuremberg, l’Obergruppenführer Bach-Zelewski a raconté que lors d’une conférence secrète à laquelle participaient ses lieutenants-généraux, le Reichfsführer SS [Himmler] aurait révélé que l’objectif était d’exterminer trente millions de Slaves.

Je le répète: je n’ai jamais reçu un tel ordre, et aucun indice ne m’est jamais apparu qui m’aurait laissé soupçonner l’existence de tels plans ou de tels ordres. C’est vrai non seulement pour les Slaves, mais aussi pour les Juifs. Je sais qu’en 1938, 1939 et 1940, aucun projet d’extermination n’existait. Au contraire, avec l’aide de Heydrich et en coopération avec des organisations juives, des programmes d’émigration d’Allemagne et d’Autriche furent mis en place […]

En conséquence, lors du début de la campagne de Russie, rien ne me permit de supposer que l’ordre d’exécution reçu signifiait qu’une extermination quelconque aurait été planifiée ou mise en place […]

Je suis fermement convaincu que si, par la suite, une telle politique d’extermination fut perpétrée, elle fut le fruit non d’un ordre venu des organes centraux, mais d’initiatives individuelles4.

Ohlendorf était donc formel. Aucun ordre d’extermination systématique n’avait jamais été donné. Les Einsatzgruppen avaient lutté contre les partisans. À son procès, le maréchal von Küschler confirma:

ces Juifs ne furent certainement pas tués parce qu’ils étaient Juifs ou à cause de leur religion. Ils furent fusillés parce qu’ils étaient liés d’une façon quelconque avec les partisans, et parce qu’il avaient été reconnus coupables d’aider les partisans ou de participer à la guerre des partisans5.

On objectera que parmi ces victimes figuraient des femmes et des enfants dont beaucoup étaient innocents. J’en conviens. Mais aux yeux des Allemands, les laisser en vie après avoir tué les pères (ou les époux) pouvait faire craindre des actes de vengeance. Dans sa déclaration sous serment du 26 mai 1947, un ancien membre des Einsatzgruppen rappela cette terrible réalité6.

À son procès, Otto Ohlendorf confirma. Lorsque le procureur lui lança: « Est-ce que vous êtes d’accord sur le fait qu’il n’y avait absolument aucun fondement rationnel à l’assassinat des enfants, sauf à invoquer un génocide et l’extermination de races?« , l’accusé répondit:

Je crois que c’est très simple à expliquer si l’on part du fait que cet ordre [de mission des Eisatzgruppen] ne concernait pas seulement la sécurité, mais aussi la sécurité permanente. Car les enfants grandiraient et de façon certaine, en tant qu’enfants de parents qui avaient été tués, ils représenteraient un danger pas moins grand que celui de leurs parents7.

D’où le lourd tribut payé par les femmes et les enfants à l’Est, sans qu’il soit pour autant possible d’invoquer une extermination systématique pour des raisons purement raciales ou religieuses. Malgré cela, je reconnais sans peine qu’à l’Est, les Juifs vécurent une catastrophe.

2. A l’ouest, la déportation tragique des Juifs

A l’Ouest, cette catastrophe fut la déportation, à partir de l’automne 1941, dans des conditions précipitées. Pour le comprendre, un retour en arrière s’impose.

a. 1933: des organisations juives déclarent la guerre à l’Allemagne

Le 23 mars 1933, Hitler obtint les pleins pouvoirs afin de pouvoir sortir le pays du marasme. En réaction, des associations juives déclarèrent la guerre à l’Allemagne8.

Une du Daily Express du 24 mars 1933: “Judea decalres war on Germany: Jews of all the world unite in action”

Une guerre économique qui prendra la forme d’un boycott mondial. Les organisateurs espéraient que le nouveau régime chuterait dans le mois à venir9.

Le 29 mars 1933, Hitler lui même répliqua avec cet avertissement:

Les juifs doivent savoir qu’une guerre juive contre l’Allemagne atteindra en premier lieu les Juifs allemands eux-même avec la plus grande violence10.

Et pour montrer qu’il ne plaisantait pas, le Führer annonça une journée de boycottage des magasins juifs, en Allemagne, le 1er avril 1933.

En guise de réponse, l’activiste juif qui chapeautait le boycott, Samuel Untermeyer, lança:

De la même façon que, par le passé, le Juif a traversé des siècles de persécutions, il survivra à cette tyrannie. Il est plus fier que jamais de ses origines. Il est l’aristocrate du monde. Les autres races ont apparu puis ont disparu. Lui seul a survécu. Personne ne peut l’écraser11.

La lutte était engagée, elle irait crescendo.

b. 1933-1938: l’aggravation de la lutte entre la juiverie et l’Allemagne hitlérienne

À partir de 1933, l’Allemagne poussa les Juifs hors du Reich. Beaucoup partirent pour la Palestine12.

En face, les associations juives créèrent une Conférence juive mondiale pour le Boycott. Fin août 1934, à Genève, elle se réunit pour la troisième fois.

À cette occasion, un journal français écrivit:

Les juifs, persécutés par Hitler et chassés d’Allemagne, ont trouvé dans leurs coreligionnaires répandus dans le monde entier (4 millions aux États-Unis) des défenseurs et des… vengeurs. Réunis déjà l’an passé à Genève, à cette même époque, dans une « conférence juive mondiale », les juifs avaient adressé à tous leurs frères un vibrant appel pour que le boycottage commercial du Reich hitlérien fût par eux organisé et pratiqué merci13.

L’auteur énumérait ensuite les succès enregistrés par cette « guerre vengeresse »:

  • Aux États-Unis, en douze mois, la valeur des importations allemandes avait chuté de 42 %.
  • En France, la diminution approchait les 700 millions de francs, dont une partie était imputable au boycott juif.
  • En Belgique, cette diminution approchait les 400 millions.
  • En Pologne, où la communauté juive était nombreuse, les importations allemandes avaient chuté de 40 %, passant de 62 millions à 38 millions de zlotys.

Pour l’Allemagne, ces baisses cumulées se chiffraient à 2 milliards 700 millions. L’auteur concluait:

On pense bien qu’encouragés par de si substantiels résultats les juifs ne désarment pas […]

Ce n’est pas tout. Les juifs entendent perfectionner et étendre le boycottage qui n’a déjà pas mal réussi.

Des propositions nouvelles sont à l’étude; elles tendent à former par exemple un centre international qui dirigerait en permanence toute l’action, à centraliser les renseignements sur le boycottage, à donner des directives aux différents comités, à signaler les camouflages.

La vengeance se poursuit en se perfectionnant. C’est dire que l’Allemagne regrettera peut-être un jour son geste.

On le voit, les Juifs ne désarmaient pas.

Sans surprise, la fièvre augmenta. Le 27 juillet 1935 dans la rade de New York, un navire de croisière allemand, le Bremen, fut pris d’assaut par une foule qui arracha le drapeau du Reich et le jeta à l’eau14.

En septembre, le gouvernement du Reich promulgua les lois de Nuremberg qui, entre autres, retiraient aux juifs la nationalité allemande. Ces lois renforcèrent l’émigration juive15.

Le 3 février 1936, un quotidien américain annonça qu’en réaction, le boycott des produits allemands serait poursuivi16.

Le lendemain en Suisse, un étudiant juif assassina le chef des nationaux-socialistes helvétiques, Wilhelm Gustloff17.

À son procès, le meurtrier déclara qu’à travers Gustloff, il avait voulu tuer Hitler. Dans une déclaration vengeresse, Hitler déclara que derrière les assassins de militants nationaux socialistes se tenaient toujours les juifs remplis de haine18.

De chaque côté, la colère s’intensifiait. En août 1936, 300 délégués juifs venant de 32 pays créèrent le Congrès juif mondial. Dans le foulée, ils appelèrent toutes les communautés juives du monde à soutenir le boycott des produits allemands19.

À l’automne 1937, 93 000 juifs avaient déjà quitté l’Allemagne20.

Un plus tard, à Paris, un jeune juif polonais, Herschel Grynszpan, blessa mortellement un membre de l’ambassade d’Allemagne. Il motiva son geste par le désir de venger les Juifs polonais chassés d’Allemagne21.

Cet attentat provoqua, en Allemagne, un nuit de violences antijuives, la « Nuit de Cristal ». Des magasins juifs furent saccagés, des synagogues incendiées et des Juifs molestés, voire tués. De plus, la communauté juive allemande fut condamnée à payer une amende d’1 milliard de RM (environ 400 millions de dollars)22.

Enfin, de nouvelles restrictions furent imposées aux Juifs: interdiction de posséder des automobiles, interdiction de circulation dans des certains quartiers urbains et interdiction de fréquentation de certains lieux dits « publics » (théâtres, cabarets, salles de concert…)23.

En réaction, des associations juives appelèrent à renforcer le boycott24.

A cette époque, des voix s’élèvent un peu partout, y compris en France, pour affirmer qu’au-delà de la guerre économique, les Juifs voulaient désormais un conflit armé afin de détruire l’Allemagne hitlérienne25.

c. Octobre 1938 -janvier 1939: les démocraties préparent une croisade contre l’Allemagne

Le 16 octobre 1938, dans un discours radiodiffusé aux États-Unis, Winston Churchill lança:

Il n’y a aucun doute sur ce point, nous devons armer […]. Mais l’instrument des armes, comme le disait le Président Wilson, ne suffit pas à lui seul. Nous devons lui adjoindre la force des idées. Certains disent que nous ne devrions pas nous laisser entraîner dans un antagonisme de théories entre le nazisme et la démocratie. Mais cet antagonisme existe déjà. C’est précisément ce conflit d’idées spirituelles et morales qui donne aux pays libres une grande partie de leur force26.

Churchill prêchait donc la croisade idéologique, voire religieuse, contre le national-socialisme. C’était si évident que la presse américaine commenta ce discours sous le titre: « Churchill en appelle aux États-Unis: finissons-en maintenant avec le fascisme27. »

Quelques jours plus tard, Hitler se tourna vers la Pologne pour résoudre diplomatiquement le différent concernant Dantzig et le Corridor. Je rappelle qu’en 1919, soucieux d’accorder à la Pologne ressuscitée un accès à la mer, les vainqueurs avaient coupé l’Allemagne en deux, détachant la Silésie orientale, et fait de Dantzig une ville libre. Hitler voulait réparer cette injustice flagrante.

Fin octobre 1938, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, il proposa à la Pologne une solution en sept points raisonnables et conciliants28.

Le 19 novembre 1938 et le 5 janvier 1939, la Pologne apporta des réponses dilatoires29.

Les autorités polonaises semblaient attendre un message venu de l’étranger pour choisir la voie à suivre.

Ce message partit le 12 janvier 1939: l’ambassadeur polonais à Washington envoya un rapport secret à son gouvernement. Il écrivait:

L’état d’esprit qui règne actuellement aux États-Unis se caractérise par une haine toujours croissante du fascisme, particulièrement de la personne du Chancelier Hitler et surtout de tout ce qui se rapporte au national-socialisme.

La propagande est surtout entre les mains des Juifs; la radio, le cinéma, la presse et les périodiques leur appartiennent presque 100 %.

Bien que cette propagande soit menée d’une façon très grossière et présente l’Allemagne sous des aspects aussi défavorables que possible — on exploite avant tout le thème des persécutions religieuses et des camps de concentration — elle produit tant et si bien son effet, pour la raison que le public de ce pays est complètement ignorant et n’a aucune idée de la situation qui existe en Europe.

Actuellement, la plupart des Américains considèrent le Chancelier Hitler et le national-socialisme comme la plus grande plaie et le plus grand danger qui plane sur le monde30.

En Allemagne, on connaissait l’état d’esprit qui régnait outre-Atlantique. Sans surprise, on l’imputait aux Juifs qui vivaient là-bas et à leurs coreligionnaires européens.

Voilà pourquoi dans un discours public prononcé le 15 janvier 1939, Alfred Rosenberg, qui était alors considéré comme le théoricien du national-socialisme, lança:

Pour l’Allemagne, la question juive ne sera résolue que lorsque le dernier Juif aura quitté l’Allemagne. Le combat mené par le peuple allemand pour la liberté est devenu aujourd’hui une lutte de toutes les races et de tous les peuples31.

Le lendemain, dans un autre rapport secret, l’ambassadeur polonais à Washington avertit Varsovie que le gouvernement américain abandonnait sa politique de neutralité. Il résumait la nouvelle orientation en quatre points:

1° Activation de la politique étrangère sous la direction du Président Roosevelt qui condamne énergiquement et nettement les États- totalitaires.

2° Les préparatifs de guerre des États-Unis sur mer, sur terre et dans les airs, préparatifs exécutés à une cadence accélérée et engloutissant la somme énorme de 1 milliard250 millions de dollars.

3° L’opinion formelle du Président que la France et l’Angleterre doivent mettre un terme à toute politique de compromis avec les États totalitaires. Elles ne doivent s’engager avec eux dans aucune discussion ayant pour but des modifications territoriales quelles qu’elles soient.

4° L’assurance morale que les États-Unis renoncent a la politique d’isolement et sont prêts en cas de guerre à intervenir de façon active aux côtés de l’Angleterre et de la France. L’Amérique à l’intention de tenir a leur disposition toutes ses ressources financières et toutes ses matières premières32.

d. Janvier-septembre 1939: la marche à la guerre

Conscient de ce qui se tramait en coulisse et imputant aux Juifs le virage de la politique américaine, le 30 janvier 1939, dans un discours radiodiffusé, Hitler annonça qu’une nouvelle guerre mondiale verrait « l’anéantissement de la race juive en Europe« .

Certains voient dans ces propos une annonce de l’extermination des Juifs. La suite du discours dément cette analyse. Hitler poursuivait ainsi:

En effet, le temps n’est plus où les peuples non juifs étaient sans défense dans le domaine de la propagande.

L’Allemagne nationale-socialiste et l’Italie fasciste possèdent maintenant les institutions qui leur permettent, le cas échéant, d’éclairer le monde sur la nature d’une question dont bien des peuples ont une notion instinctive, mais qui leur paraît obscure au point de vue scientifique.

Pour le moment, la juiverie peut, dans certains États, mener campagne avec le concours d’une presse qui est entre ses mains, du cinéma, de la radiophonie, du théâtre, de la littérature, etc.

Cependant, pour le cas où les juifs réussiraient à nouveau à inciter des millions d’êtres humains à une lutte insensée en ce qui les concerne, et ayant pour unique objet la défense des intérêts juifs, on verra se manifester l’efficacité d’une propagande éducatrice qui, en Allemagne même, a réussi en quelques années à terrasser [faire succomber serait plus exact] la juiverie33.

Nulle part, il était question d’une extermination physique. Hitler affirmait qu’en cas de nouvelle guerre provoquées par la Finance juive, les peuples européens, lassés de battre 21 ans après 1918, seraient prêts à écouter la propagande antisémite et à réduire les juifs à l’état de citoyens de seconde zone, comme cela avait fait en Allemagne depuis 1935, annihilant de ce même fait leur puissance.

Le 4 février 1939, l’ambassadeur français à Varsovie, Léon Noël, écrivit à l’adresse de son Gouvernement:

La Pologne se refuse catégoriquement à accepter l’établissement d’un « corridor à travers le Corridor »; elle ne veut pas non plus entendre parler d’accepter la construction d’une ligne de chemin de fer qui appartiendrait à l’Allemagne ou d’une autostrade à caractère exterritorial34.

C’était clair: les suggestions allemandes concernant le Corridor étaient catégoriquement rejetées.

Début mars 1939, Berlin annonça la création d’un Bureau central pour l’émigration juive35. Il serait présidé par Reinhard Heydrich. Pour les Allemands, la « Solution finale » de la question juive résidait dans l’émigration.

Dans les jours qui suivirent, la dislocation de la Tchécoslovaquie et la transformation de la Bohême-Moravie en protectorat allemand permit aux bellicistes de dépeindre Hitler en ogre insatiable qui, après avoir dévoré l’Autriche, le pays des Sudètes et la Bohême, cherchait d’autres proies36.

Le 21 mars, Joachim von Ribbentrop tenta d’amener la Pologne à la raison en soulignant le caractère généreux de l’offre de Hitler. Face à l’ambassadeur polonais, il déclara:

Aucun Gouvernement précédent n’aurait été en état de renoncer aux exigences de révision de l’Allemagne [concernant le Corridor] sans que, dans les 48 heures, le Reichstag l’eut balayé. Le Führer pensait autrement en ce qui concerne le problème du Corridor.

Il reconnaissait la juste exigence de la Pologne relativement à l’accès libre à la mer. Il était le seul homme d’État allemand qui put formuler une renonciation définitive au Corridor.

Mais la condition préalable en était le retour au Reich de Dantzig, ville purement allemande, ainsi que la création d’une communication entre le Reich et la Prusse orientale au moyen d’une ligne de chemin fer et d’une autostrade exterritoriales.

C’était le seul moyen d’enlever à l’existence du Corridor ce qu’elle a de blessant pour le peuple allemand.

Si les hommes d’État polonais tenaient froidement compte des faits réels, on pourrait trouver une solution sur la base suivante: retour de Dantzig au Reich, communication exterritoriale par ligne de chemin de fer et autostrade entre la Prusse orientale et le Reich; en contrepartie, garantie du Corridor37.

J. von Ribbentrop ajouta qu’il était urgent de trouver une solution, car « le Führer n’éprouvait que l’étonnement pour l’étrange attitude de la Pologne dans une série de question; il importait qu’il n’eut pas l’impression que la Pologne ne voulait tout simplement pas« . Cet appel à la raison fut ignoré.

Le 27 mars, le consul de France à Dantzig avertit son gouvernement que la Pologne avait « décliné catégoriquement » la proposition de retour de Dantzig au Reich38.

Plus grave encore, la veille, l’ambassadeur polonais à Berlin avait clairement répondu à J. von Ribbentrop que « toute poursuite de ces projets allemands, notamment en ce qui concernait le retour de Dantzig au Reich, signifierait une guerre avec la Pologne39« .

Comment expliquer ce langage? La réponse est simple. Depuis le 24 mars, la Pologne avait reçu le soutien inconditionnel de l’Angleterre et de la France.

Le fait fut publiquement révélé le 31 mars par le premier ministre britannique Chamberlain lui-même. Dans un discours aux Communes, il déclara:

Au cas d’une action quelconque mettant en danger nettement l’indépendance polonaise et à laquelle le Gouvernement polonais estimerait être dans son intérêt vital de résister avec ses forces nationales, le Gouvernement de Sa Majesté se considérerait comme tenu immédiatement de soutenir la Pologne par tous les moyens. Je puis ajouter que le Gouvernement français m’a autorisé à affirmer clairement que son attitude est la même que la nôtre en cette matière40.

La politique britannique était si claire que le 2 mai 1939, un quotidien américain titra en première page: « La Grande-Bretagne exhorte la Pologne à résister à Hitler41« .

Deux jours plus tard, un autre quotidien publia un cliché qui montrait la cavalerie polonaise mobilisée. Le titre de l’article était: « Les Polonais attendent que Beck [leur ministre des Affaires étrangères] oppose à Hitler un Non catégorique42. »

Et en effet, forte de ce soutien inconditionnel, la Pologne allait pouvoir jouer la carte de l’intransigeance absolue.

Malgré tout, Hitler temporisa. Le 25 mai 1939, l’ambassadeur français à Varsovie rapporta que son homologue allemand avait dit: « Dans trois mois, l’Angleterre et la France et même la Pologne seront fatiguées et ne songeront plus à se battre pour Dantzig. Nous réglerons alors le problème dans de bonnes conditions43. »

Dans les mois qui suivirent, toutefois, la situation se dégrada en Pologne où les exactions contre la minorité allemande se multiplièrent, provoquant des vagues de réfugiés.

À Nuremberg, J. von Ribbentrop rappela: « durant les mois qui ont suivi le 28 mai, c’est-à-dire en été 1939, les camps d’accueil des réfugiés allemands de Pologne se remplirent rapidement44. »

Au 23 août, on en comptait 70 000, dont 45 000 fugitifs de la Haute-Silésie polonaise45.

Ce même jour, l’Allemagne et l’URSS signèrent officiellement le fameux pacte de non-agression. Peu auparavant, les militaires allemands avaient reçu l’ordre de terminer les préparatifs pour l’invasion de la Pologne. Cette invasion devait avoir lieu le 26 août.

Mais la veille, un événement bouleversa ses plans; l’Angleterre et la Pologne signèrent officiellement un pacte d’assistance mutuelle inconditionnel. L’article 1er était très clair: l’Angleterre s’engageait à aider la Pologne, y compris militairement, si elle subissait une agression, quelle qu’en fussent les raisons46.

e. 28-30 août 1939: Hitler tente de sauver la paix

À supposer que Hitler ait voulu déchaîner une guerre européenne, ce pacte aurait dû le réjouir; car dès le lendemain, en envahissant la Pologne, il aurait provoqué une conflagration générale.

Or, ce n’est pas ce qui advint, bien au contraire. Hitler fit convoquer le maréchal Keitel et lui ordonna de stopper tous les préparatifs militaires car il avait « besoin de temps pour négocier47« . Il se donnait cinq jours; en cas d’échec, l’invasion de la Pologne était prévue pour le 31 août aux premières heures.

Le Führer convoqua alors l’ambassadeur britannique à Berlin. Après lui avoir dit que le problème germano-polonais devait être résolu et qu’il le serait, il le chargea de transmettre à son Gouvernement sa volonté de parvenir à un traité d’amitié avec l’Angleterre48.

La réponse anglaise ne vint que le 28 août en fin de soirée, deux jours ayant été perdus. Le Gouvernement anglais posait comme préalable à toute entente la résolution pacifique du différend germano-polonais49.

Hitler répondit le lendemain en fin d’après-midi. Bien que sceptique, il acceptait le principe de conversations directes avec la Pologne. Après avoir répété qu’il ne comptait ni porter atteinte aux intérêts vitaux de ce pays, ni mettre en question l’existence d’un état polonais indépendant, il exigea la venue d’un plénipotentiaire polonais pour le lendemain 30 août, soulignant que l’Allemagne lui présenterait « les propositions d’une solution acceptable pour lui50« .

Cette solution s’articulait en 16 points, dont voici les principaux résumés:

  • 1°) Retour de Dantzig au Reich.
  • 2°) Le Corridor décidera lui-même de son appartenance à l’Allemagne ou à la Pologne.
  • 3°) A cet effet, un plébiscite sera organisé au sein des populations concernées, sous l’observation d’une commission internationale. Le port de Gdingen restera polonais.
  • 8°) Si le Corridor revient à la Pologne, l’Allemagne obtiendra une voie de communication exterritoriale d’une largeur d’un kilomètre qui le traversera. Et réciproquement.
  • 9°) Si le Corridor revient à l’Allemagne, celle-ci se déclare prête à effectuer, dans la mesure du possible, un échange de populations.
  • 14°) Les Allemands de Pologne et les Polonais d’Allemagne auront des droits garantis par des conventions obligatoires51.

La journée du 30 août passa sans qu’un plénipotentiaire polonais ne vint. Soucieux, toutefois, de laisser une dernière chance à son voisin, Hitler repoussa une nouvelle fois, de 24 heures, l’attaque de la Pologne52.

Le 30 août vers minuit, Joachim von Ribbentrop reçut l’ambassadeur britannique. Celui-ci l’informa que le « gouvernement britannique n’était pas à même de recommander au gouvernement polonais d’accepter cette procédure », c’est-à-dire d’envoyer un plénipotentiaire qui aurait le pouvoir de signer53.

Ainsi l’Angleterre découvrait-elle son jeu: prétendant jouer la médiatrice, elle n’avait rien fait pour encourager la Pologne à venir résoudre le différend germano-polonais.

Le 31 août à 23 heures, dans un message radiodiffusé, les autorités polonaises qualifièrent les Allemands de « Huns modernes » et les seize propositions de « proposition impudente« . Furieux, Hitler ordonna l’invasion de la Pologne pour le lendemain matin 4 heures54.

f. En Allemagne, on accuse la juiverie d’avoir poussé à la guerre

En Allemagne, les Juifs étaient accusés d’avoir poussé à la guerre non pas pour sauver la Pologne (qui n’était qu’un prétexte), mais pour exterminer le national-socialisme. Dans les jours qui suivirent l’entrée en guerre de la France et de l’Angleterre, plusieurs confirmation vinrent.

Le 9 septembre 1939, Le Figaro titra : « Quoiqu’il arrive, l’Angleterre est résolue à détruire l’hitlérisme« . Le quotidien citait une dépêche publiée la veille par l’Ambassade britannique à Tokyo. Elle se terminait ainsi: « Même si la Pologne est conquise, ce qui n’est nullement une certitude, cela ne fera que renforcer la détermination de l’Angleterre de détruire l’hitlérisme55. »

Deux jours plus tard, Le Figaro résuma la pensée de la presse britannique sous ce titre: « Aucune paix n’est possible sans la destruction de l’hitlérisme56. »

Le lendemain, Le Petit Journal cita un discours d’Anthony Eden, le secrétaire d’État pour tous les Dominions. Cette haute personnalité britannique assurait: « Le peuple britannique est prêt à livrer une très longue guerre jusqu’au bout, si cela est nécessaire, pour débarrasser le monde de l’hitlérisme et de tout ce qu’implique l’hitlérisme57. »

Le monde était donc prévenu : Londres organisait une croisade idéologique pour détruire l’hitlérisme.

Ce fait apparut plus nettement encore lorsque, le 17 septembre 1939, les troupes soviétiques envahirent à leur tour la Pologne. L’Ambassade polonaise à Londres diffusa un communiqué qui parlait d’un « acte d’agression direct58« .

La Grande-Bretagne et la France allaient-elles voler au secours de la Pologne en déclarant la guerre à l’URSS? Non.

Le 19 septembre 1939, Le Petit Journal se fondit sur les échos de la presse pour affirmer que l’invasion russe ne modifiait « en rien les buts que la France et la Grande-Bretagne se sont assignés en entrant en guerre: sauver la Pologne, éviter l’hégémonie allemande en Europe et détruire l’hitlérisme59« .

Le national-socialisme restait donc la cible. Le même jour, le correspondant du Figaro à Londres écrivit:

Sans doute, convient-il, surtout lorsqu’il s’agit des Soviets et des Allemands, d’attendre les faits et de ne pas s’en remettre à des prévisions construites selon la raison. L’action allemande est déraisonnable. L’action russe peut l’être aussi. Mais il se peut également que le Kremlin, suivant sa politique de toujours, celle de la Russie de Pierre-le-Grand et des « rassembleurs », soit animée avant tout du désir et de s’étendre vers la Baltique et d’empêcher les Allemands de s’avancer vers l’Orient60.

On ne pouvait être plus clair: pour Londres, l’agression contre la Pologne était parfaitement excusable si, en fin de compte, elle pouvait gêner la cause hitlérienne. Preuve que la Pologne n’avait été qu’un prétexte.

Début 1940, l’aviation allemande lança un tract au-dessus de la France: l’Angleterre était accusée d’avoir poussé la France à la guerre pour servir la City qui raflait l’or. Allusion transparente aux Juifs qui, dominant le capitalisme britannique, auraient manipulé le gouvernement de Londres pour qu’il entraîne le pays et ses alliés dans la croisade juive antinazie. Un article accusait le ministre juif Jéroboam Rothschild, dit Georges Mandel, d’avoir œuvré pour la France déclare la guerre à l’Allemagne. La conclusion était:  » À l’origine de tous nos malheurs il y eut toujours un Juif61. »

Lorsque, quelques mois plus tard, Hitler commença à nourrir des doute sur la bonne foi de Staline, il émit l’hypothèse que « des influences juives s’étaient exercées à Moscou62« .

Ayant appris que la Russie massait ses troupes à l’Ouest, le Führer estima que l’Allemagne courait un danger grave et choisit d’agir préventivement. Le 21 juin 1941, il lança ses troupes à l’assaut. A cette époque, Hitler était « plus que jamais convaincu que l’internationale juive avait (…) poussé Staline à lancer une attaque concentrique contre l’Allemagne63. »

Dans son appel aux soldats allemands, le Führer dénonça un « complot judéo-bolchevique » qui encerclait l’Allemagne pour mieux la détruire:

À l’intérieur et à l’extérieur se trama ce complot que nous connaissons bien, des Juifs et des démocrates, des bolchevistes et des réactionnaires, dont le seul but était d’empêcher l’édification d’un nouvel État national allemand et de plonger une nouvelle fois le Reich dans l’impuissance et la misère64.

h. Automne 1941: Hitler décide d’expulser les Juifs vers l’Est

Depuis 1939, la guerre avait entravé la politique d’émigration des Juifs organisée par le Reich. Mais à partir de l’été 1941, l’avance foudroyante de la Wehrmacht en URSS fut considérée comme l’occasion de réaliser ce projet.

La volonté allemande était d’autant plus farouche que début 1941, aux USA, un livre choc était paru aux USA. Son titre: L’Allemagne doit périr65.

L’auteur, un juif nommé Theodore Kaufman, plaidait pour l’anéantissement total de l’Allemagne après la victoire alliée. La carte de l’Europe d’après-guerre ne comptait plus l’Allemagne qui aurait été totalement démembrée.

Quant au peuple allemand, il proposait de le faire disparaître en le stérilisant de force. Pour y parvenir, Theodore Kaufman suggérait la stérilisation forcée des 48 millions d’Allemands âgés de moins de 60 ans pour les hommes et de moins de 45 ans pour les femmes. Il avait déjà calculé qu’avec un taux annuel de mortalité de 2%, en deux générations, le peuple allemand aurait totalement disparu66.

À la page 97, il proposait un plan concret d’action pour, après la victoire, mettre en place ce programme d’anéantissement.

En juillet 1941, la presse allemande dénonça ce « plan satanique« 67. Elle y vit la preuve que la guerre commencée en 1939 était une guerre juive d’extermination de l’Allemagne. Plus que jamais, les Juifs allaient être considérés comme des ennemis implacables, des ennemis à expulser en urgence.

Voilà pourquoi le 31 juillet 1941, Hermann Göring demanda à Reinhard Heydrich d’organiser les préparatifs pour une solution complète de la question juive « par la voie de l’émigration ou de l’évacuation« 68.

Peu après, Hitler ordonna que les Juifs du Reich et du Protectorat soient expulsés vers l’Est69.

Le 10 octobre 1941, lors d’une conférence sur la Solution finale, Heydrich « évoqua les déportation imminentes dans la direction de Lodz et mentionna Riga et Minsk70« . Les déportations vers l’Est était donc sur le point de commencer.

La thèse officielle prétend que ce plan d’expulsion se transforma rapidement en une extermination systématique. Mais rien ne vient le démontrer, bien au contraire.

En 1946, convoqué à Nuremberg comme témoin, l’ancien chef de la Chancellerie du Reich certifia que jusqu’au bout, Himmler avait parlé d’expulsion, pas d’extermination71.

De nombreux documents appuient ce témoignage. Citons par exemple un memorandum daté du 8 décembre 1941. Il était destiné à préparer une réunion qui devait avoir lieu le lendemain à propos de la question juive en Europe.

Intitulé: « Souhaits et idées du Ministère des Affaires étrangères concernant le projet de solution totale de la question juive en Europe », le document évoquait uniquement des déportations et des pressions à exercer sur certains États pour qu’ils s’alignent sur la législation antijuive allemande. Huit « souhaits » étaient ainsi exprimés:

  • 1. Déportation à l’Est de tous les juifs résidant dans le Reich allemand, y compris ceux qui vivaient en Croatie, Slovaquie et Roumanie.
  • 2. Déportations de tous les juifs vivant dans les territoires occupés par l’Allemagne, qui étaient auparavant des citoyens allemands mais qui avaient perdu leur citoyenneté.
  • 3 et 4. Déportation de tous les juifs serbes et de tous ceux qui seraient livrés par la Hongrie.
  • 5 à 8. Pressions sur les gouvernements d’Europe pour qu’ils alignent leur législation sur la législation antijuive allemande72.

Rien, dans ces huit points, ne pouvait laisser présager un massacre de masse. D’ailleurs, la réunion qu’il préparait eu finalement lieu le 20 janvier 1942, à Wannsee. Le compte rendu nous est parvenu. En page 5, on lit: « Avec l’autorisation préalable du Führer, l’émigration a dès lors laissé place à une autre possibilité de solution: l’évacuation des Juifs vers l’Est73. »

Il était donc question d’expulser en masse.

3. Conclusion de la deuxième partie

Cette expulsion fut une catastrophe pour les Juifs qui la vécurent. En effet, Hitler avait ordonné qu’elle soit terminée au 31 décembre 194274.

Des trains furent affrétés à la hâte, sans aucun soutien logistique. Cette déportation vers l’Est causa plusieurs centaines de milliers de victimes75.

D’après les révisionnistes, près 300 000 Juifs périrent dans les trois principaux camps de transit: Belzec, Sobibor et Treblinka76.

Si l’on y ajoute tous les autres, morts dans des circonstances diverses, on en arrive à plusieurs millions de morts juives pendant la deuxième guerre mondiale, dont deux à trois millions et demi dans les territoires contrôlés par les Allemands77.

Tel est du moins mon avis. Certes, je suis loin des six millions qui seraient tous mis sur les compte des Allemands, mais on ne saurait me qualifier de « négateur ».

Je ne conteste ni la mort de nombreux Juifs, ni même leurs souffrances. En revanche, je conteste l’existence d’une extermination systématique qui aurait été perpétrée avec, comme arme principale, la « chambre à gaz » homicide.

Je suis prêt à en débattre avec qui veut, à Auschwitz même, c’est-à-dire sur la scène du crime. Ce débat, je l’ai proposé à de multiples reprises. Le 18 puis le 24 février encore, je l’ai proposé à Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et à Sébastien Lecornu, premier ministre78. En vain.

Mes adversaires directs esquivent ce débat. Ils placent la confrontation dans une salle d’audience, là où, de façon légitime, des juges déclarent: « Nous ne sommes pas ici pour dire l’Histoire, mais pour faire respecter la loi ». Dans cette salle, ils caricaturent mes discours pour me présenter car un antijuif fanatique. C’est faux.

III. Si vous me condamnez, cette injustice servira la cause révisionniste

Ma vidéo récente sur l’affaire Epstein résume fort bien ma position sur la question juive79.

J’affirme que si les Juifs contrôlaient tout (les gouvernement, la Justice, la Presse, etc.), il n’y aurait pas eu d’affaire Epstein. Tout aurait été dissimulé. J’ajoute que si Jeffrey Epstein a pu corrompre des gens, c’est parce que ces gens acceptaient d’être corrompus.

Ma position sur la question juive, je l’ai exposée très clairement dans mon livre de Synthèse sur la Shoah80.

Les antisémites accusent les juifs de corrompre les politiciens, d’être les maîtres du commerce, de provoquer les révolutions, d’être derrière l’industrie du porno, etc.

Je leur réponds:

  • a) s’ils corrompent, c’est qu’il y a des gens à corrompre;
  • b) s’ils commercent, c’est qu’il y a des gens pour acheter;
  • c) s’ils provoquent des révolutions, c’est qu’il existe des situations de crise révolutionnaire;
  • d) s’ils exploitent le porno, c’est qu’il y a des gens pour regarder, etc.

Et je conclus:

J’en suis convaincu: les juifs dénoncés par les antisémites sont un instrument (parmi d’autres) suscité par la Providence pour nous révéler nos propres failles… Avant de vitupérer les Juifs, les francs-maçons, les adversaires politiques, etc., faites un retour sur vous-mêmes, reconnaissez vos propres fautes et corrigez-les81.

Les antisémites chrétiens accusent les Juifs d’être le « peuple du diable ». Je leur réponds que dans la Bible le Diable est le tentateur qui agit avec l’autorisation de Dieu82.

Je note que si mon ouvrage de Synthèse sur la Shoah est actuellement poursuivi pour « négationnisme » et « injure raciale », il ne l’est pas pour « incitation à la haine ». Il n’y a là rien d’étonnant, car mon discours veut uniquement laver l’hitlérisme des calomnies proférées à son encontre afin de réhabiliter le national-socialisme dans ce qu’il a de réhabilitable. Ma démarche ne compte nulle haine à l’encontre de qui que ce soit.

Seulement, les magistrats n’ont pas à démontrer que, par mon discours, je voudrais inciter à la haine. Il leur suffit d’affirmer que mon discours peut susciter la haine chez d’autres et peut-être les inciter à commettre des actes racistes.

Le 11 février 2015 ainsi, dans un jugement confirmé en appel, les magistrats du tribunal de Coutances m’ont condamné au motif que « les théories développées par le prévenu [étaient] de nature à […] influencer une partie fragile de la population au point de la conduire à la commission d’actes racistes ou antisémite83« . Par conséquent, tous mes moyens de défense tombent.

Mais seule consolation est la suivante: la répression orchestrée contre moi est ma meilleure publicité. Je n’ai jamais tant diffusé depuis que j’ai été extradé d’Écosse, en février 2024.

Avec mon dernier livre sur le drame d’Oradour et celui de synthèse sur la Shoah, j’ai semé les graines.

Me mettre en prison n’empêchera pas ces graines de pousser, car elles resteraient disponibles. Dès lors, condamnez-moi si vous le souhaitez…

FIN


  1. Siegfried Verbeke, Der Einsatzgruppen-Holocaust aus neuer Sicht. Dokumentensammlung und Lekturnotizen (Anvers: auto-édité, 2019). ↩︎
  2. « Dans les zones d’opérations, déclara-t-il, en territoire russe, les Juifs et les Commissaires politiques soviétiques devaient être liquidés. » (TMI, série bleue, vol. IV, p. 423. Audience du 3 janvier 1946). ↩︎
  3. IMT, série verte, vol. IV, p. 244. ↩︎
  4. IMT, série verte, vol. IV, p. 245. ↩︎
  5. IMT, série verte, vol. X, p. 1224. ↩︎
  6. Déclaration sous serment d’Erwin Schulz, le 26 mai 1947, produite à Nuremberg sous la cote NO-3644: « Si nécessaire, il fallait également fusiller les femmes et les enfants juifs pour prévenir des actes de vengeance » (IMT, série verte, col. IV, p. 138). ↩︎
  7. IMT, série verte, vol. IV, p. 356. ↩︎
  8. On connaît le Daily Express. Mais bien d’autres journaux annoncèrent cette déclaration de guerre économique. Voir par exemple The Independent Record, 24 mars 1933, p1, The Oakland Tribune, 24 mars 1933, p. 2, Excelsior, 26 mars 1933, p. 8… ↩︎
  9. The Charleston Daily Mail, 2 septembre 1933, p. 4. ↩︎
  10. Le Journal, 30 avril 1933, p. 3. ↩︎
  11. The Wisconsin Jewish Chronicle, 21 avril 1933, p. 1 et 6. ↩︎
  12. Paris-soir, 20 janvier 1934, p. 12. ↩︎
  13. La Journée industrielle, 28 août 1934, p. 1. ↩︎
  14. Paris-soir, 27 et 28 juillet 1935, p. 3. Le Journal, Excelsior et L’Écho de Paris, 28 juillet 1935, p. 1 et 3. ↩︎
  15. The Jewish Press, 6 décembre 1935, p. 1. ↩︎
  16. The Worcester News, 3 février 36, p.7. ↩︎
  17. L’Intransigeant, 10 février 1936, p. 1. ↩︎
  18. The Wisconsin Jewish Chronicle, 14 février 1936, p. 1. ↩︎
  19. The Wisconsin Jewish Chronicle, 21 août 1936, p. 1. ↩︎
  20. The Reading Times, 22 octobre 1937, p. 33. ↩︎
  21. La Bourgogne Republicaine, 8 novembre 1938, p. 1. ↩︎
  22. The Brooklyn Daily Eagle, 12 novembre 1938, p. 1. ↩︎
  23. The Corsicana Daily Sun, 12 novembre 1938, p. 1. ↩︎
  24. The Deadwood Pioneer Times, 19 novembre 1938, p. 1. ↩︎
  25. Voir, par exemple, Le Porc-epic, 15 novembre 1938, p. 10. ↩︎
  26. Discours du 16 octobre 1938, intitulé: « The Defense of Freedom and Peace » (consultable sur winstonchurchill.org). ↩︎
  27. The Great Falls Tribune, 17 octobre 1938, p. 1. ↩︎
  28. Les voici: 1°) retour de Dantzig au Reich; 2°) création à travers le Couloir polonais, d’une autoroute exterritoriale et d’une ligne de chemin de fer à plusieurs voies extérritoriale également, afin de permettre à l’Allemagne d’avoir des relation libres et directes avec la Silésie orientale; 3°) création pour la Pologne, d’un port franc sur le territoire de Dantzig avec une autoroute et une voie de chemin de fer exterritoriales; 4°) garantie, pour la Pologne, d’un débouché sur la mer pour ses marchandises; 5°) traité de reconnaissance des frontières pour les deux nations; 6°) prolongation du traité de non-agression germano-polonais (signé en 1934) de 10 à 25 ans; 7°) ajout d’une clause consultative (100 documents relatifs à l’histoire des origines de la guerre. Extraits du Livre blanc allemand, [Berlin: Deutscher Verlag, 1940], document n° 15, p. 50 et suivantes). ↩︎
  29. Ibid., documents n° 16 et 17, p. 54 et suivantes. ↩︎
  30. Ce rapport fut découvert dans les archives polonaises après la chute de Varsovie fin septembre 1939. Les autorités allemandes en publièrent l’original ainsi qu’une traduction dans Documents polonais relatifs aux origines de la guerre. Première série (Berlin: Deutscher Verlag, 1940), p. 18 et suivantes. ↩︎
  31. Bulletin périodique de la presse allemande, livraison du 26 décembre 1938 et 22 janvier 1939, p. 6. ↩︎
  32. Ibid., document reproduit p. 20 et suivante. ↩︎
  33. Le discours fut reproduit intégralement dans Le Documentation catholique du 20 avril 1939. Le passage cité figure col. 502. ↩︎
  34. Le Livre jaune français (Paris: Imprimerie nationale, 1939), document n° 43, p. 59. ↩︎
  35. Cette création ne fut pas tenue secret. Voir, par exemple, L’Ouest-éclair, 2 mars 1939, p. 2. ↩︎
  36. Voir notamment Le Petit Parisien, 17 mars 1939. ↩︎
  37. 100 documents…, p. 89. ↩︎
  38. Le Livre jaune…, p. 117. ↩︎
  39. 100 documents…, p. 92. ↩︎
  40. Les relations polono-allemandes et polono-soviétiques au cours de la période 1933-1933. Recueil de documents officiels (Paris: Flammarion, 1940), p98. ↩︎
  41. Press and Sun Bulletin, 2 mai 1939, p. 1. ↩︎
  42. The Rapid City Journal, 4 mai 1939, p. 1. ↩︎
  43. Le Livre jaune…, p. 174. ↩︎
  44. TMI, série bleue, vol. X, p. 278. ↩︎
  45. 100 documents…, p. 147. ↩︎
  46. Les relations polono-allemandes…, p. 128. ↩︎
  47. TMI, série bleue, vol. X, p. 533. Interrogatoire du maréchal Keitel. ↩︎
  48. 100 documents…, p. 180 et 182. ↩︎
  49. Ibid., p. 194. ↩︎
  50. Ibid., p. 198 et 201. ↩︎
  51. Documents relatifs à l’histoire des origines de la guerre, n° 2 (Berlin: Reichdruckerei, 1939), p. 305-306. ↩︎
  52. TMI, série bleue, vol. X, p. 534. Interrogatoire du maréchal Keitel. ↩︎
  53. 100 documents…, p. 204. ↩︎
  54. Documents relatifs à l’histoire des origines de la guerre, n° 2, p. 308. ↩︎
  55. Le Figaro, 9 septembre 1939, p. 1. ↩︎
  56. Le Figaro, 11 septembre 1939, p. 1. ↩︎
  57. Le Petit Journal, 12 septembre 1939, p. 2 ↩︎
  58. On lisait: « Par l’acte d’agression direct commis ce matin, le Gouvernement soviétique a violé d’une manière flagrante le pacte de non-agression polono-russe conclu à Moscou le 25 juillet 1932 » (Les relations polono-allemandes…, document n° 178. ↩︎
  59. Le Petit Journal, 19 septembre 1939, p. 3. ↩︎
  60. Le Figaro, 19 septembre 1939, p. 3. ↩︎
  61. Le tract se présentait comme une feuille française intitulée: Le Journal de Cambronne. J’en possède la copie. ↩︎
  62. Joachim von Ribbentrop, De Londres à Moscou. Mémoires (Paris: Grasset, 1954), p. 180. ↩︎
  63. Ibid., p. 213. ↩︎
  64. Appel reproduit dans Paris-soir, 23 juin 1941, p. 1. ↩︎
  65. Theodore N. Kaufman, Germany must Perish (Newark, N.J.: Argyle Press, 1941). ↩︎
  66. Ibid., p. 93-97. ↩︎
  67. The Detroit Free Press, 24 juillet 1941, p. 4. ↩︎
  68. Document PS-732 à Nuremberg. ↩︎
  69. David Cesarani, Final Solution: The Fate of the Jews 1933–1949 (Londres: Macmillan, 2016), p. 445. ↩︎
  70. Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe (Paris: Fayard, 1988), p. 757. ↩︎
  71. TMI, série bleue, vol. XI, p. 59. ↩︎
  72. Document NG-2586-F à Nuremberg. ↩︎
  73. Pour uns traduction en français, voir: https://www.yadvashem.org/fr/docs/wannsee.html. ↩︎
  74. Himmler à Krüger, 19 juillet 1942. Original détenu par Yad Vashem; copie en possession de l’auteur. ↩︎
  75. Yitshak Arad, Belzec, Sobibor, Treblinka (Bloomington: Indiana Univ. Press, 2008), chapitre 8: « The Trains of Death », p. 63 et suivantes. ↩︎
  76. L’Encyclopédie de l’Holocauste. Non censurée et non contrainte(Londres: Armreg, 2025), p. 184. ↩︎
  77. Vincent Reynouard, Shoah: une synthèse après trente ans de recherches (s.l.: auto-édité, 2025), p. 223. ↩︎
  78. Voir mes deux vidéos: « Au-delà du meurtre de Quentin… Des milice tuent physiquement, la démocratie tue socialement » (https://gab.com/Reynouard/posts/116089501203679937) et « Monsieur le Premier ministre, je vous convie au débat » (https://gab.com/Reynouard/posts/116126641150827206). ↩︎
  79. Pour la visionner: https://gab.com/Reynouard/posts/116065708668948498. ↩︎
  80. Vincent Reynouard, Shoah: une synthèse après trente ans de travaux (auto-édité, 2025), p. 83 et suivantes. Téléchargeable à l’adresse suivante: https://archive.org/details/shoah-synthese-archive_202503. ↩︎
  81. Ibid., p. 110-112. ↩︎
  82. Ibid., p.113-115. ↩︎
  83. Tribunal de Coutances, jugement correctionnel n° 208/2015, n° parquet 13337000028. ↩︎