Siegfried Verbeke (1941-2026) Un héros méconnu du révisionnisme

Siegfried Verbeke (1941-2026)

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Un héros méconnu du révisionnisme

Siegfried Verbeke est mort hier matin. Il avait eu 85 ans le 21 juin.

Révisionniste militant, résidant près d’Anvers (Flandres), en 1985, il avait fondé la maison d’éditions Vrij Historisch Onderzoek (VHO), que l’ont peut traduire par « libre recherche historique ».

Parmi les nombreuses œuvres révisionnistes publiées par le VHO en différentes langues, on compte la première version du « Rapport Rudolf » (1993) qu’il avait publiée en néerlandais, en français et en anglais.

Recherches sur les les Einsatzgruppen

Siegfried n’était pas simplement imprimeur. Il menait des recherches. Ses deux travaux principaux portent sur le Journal d’Anne Frank et sur les Einsatzgruppen.

Son ouvrage sur les Einsatzgruppen me paraît capital. Pour l’écrire, Siegried avait acquis une documentation impressionnante: non seulement des ouvrages, mais aussi la totalité des rapports d’activités des Einsatzgruppen découverts après la guerre. Il les avait étudiés avec minutie.

En 2018, nous avions réalisé deux vidéos sur le sujet (vidéo 1, vidéo 2). Par la suite, j’en réalisais d’autres qui s’appuyaient sur son travail (notamment celle-ci).

De 1997 à 2015, j’ai travaillé avec lui. Dans le cadre de cette association, nous avions fondé la branche française du VHO appelée: Vision Historique Objective.

C’est Siegfried qui, en 1997, publia mon premier ouvrage sur Oradour: Le massacre d’Oradour: un demi-siècle de mise en scène. C’est dans ses ateliers que jusqu’en 2013, j’imprimais le bulletin du VHO-France, devenu par la suite « Le Révisionniste », puis « Sans Concession ».

La Justice belge nous a frappés plusieurs fois, en particulier le 16 mai 2001 lorsque, sur demande des autorités françaises qui enquêtaient dans le cadre d’une plainte déposée contre ma cassette vidéo sur Oradour, les autorités ont perquisitionné mon domicile bruxellois et les locaux du VHO à Anvers.

Des caisses entières de documents furent saisies: des stocks d’ouvrages, mais aussi une grande partie des dossiers que j’avais constitués sur l’affaire d’Oradour. Certains dorment encore quelque part au tribunal de Limoges (s’ils n’ont pas été détruits depuis…).

« Je vais lui proposer de me gazer »

Le meilleur coup de Siegfried fut son défi à James Randi. Avec son association, celui-ci offrait un million de dollars à qui prouverait, sous contrôle scientifique, l’existence du paranormal. Devins, tordeurs de cuillers à distance, extralucides, médiums… James Randi les invitait à venir prouver leur don lors d’une expérience.

Un soir, Siegfried me dit : « Je vais lui proposer de me gazer. D’après la thèse officielle, avec les quantités de Zyklon B utilisées dans les grandes chambres à gaz de Birkenau (une boîte par orifice d’introduction), la mort survenait entre deux et quinze minutes. Je lui dirai que je possède un don paranormal: résister pendant largement plus de quinze minutes ! »

Siegfried écrivit à James Randi (sa lettre est reproduite en illustration). Celui-ci refusa l’expérience au motif que d’après les statuts de l’association, l’emploi de substances dangereuses était prohibé.

Plus tard, Siegfried me dit que James Randi avait modifié les statuts uniquement pour refuser de mener l’expérience. Nous publiâmes alors une brochure qui exposait l’affaire sous le titre : Monsieur Randi, ne trichez plus. Gazez Verbeke. James Randi refusa obstinément de mener l’expérience.

Discret et efficace

En 2015, condamné à un an de prison ferme par la Justice française et convoqué à la Police suite à d’autres plaintes, je cherchais à m’exiler pour réaliser tranquillement deux projets révisionnistes (un ouvrage de synthèse sur la Shoah et une réédition augmentée de mon ouvrage sur le drame d’Oradour).

L’épouse de Siegfried me proposa d’occuper une petite maison vétuste qu’elle possédait dans la banlieue de Londres. C’est ainsi qu’en juin 2015, je pus fuir en Angleterre. La suite est connue…

Bien que très discret, Siegfried Verbeke fut une cheville ouvrière du révisionnisme en Europe. Travailleur infatigable, il donnait tout son temps et son argent à la cause. Il se dépensait sans compter. Le révisionnisme lui doit énormément.

Un combat positif et sans haine

J’aimais beaucoup Siegfried, car tout comme moi, car il œuvrait avant tout POUR, et non pas contre. Ensemble, nous travaillions pour la réhabilitation du national-socialisme.

Nous ne parlions quasiment jamais des juifs. Ses parents avaient habité tout près du quartier juif d’Anvers. Sous l’Occupation, sa mère avait hébergé une famille juive. Après son départ, les autorités ayant été informées, la mère fut convoquée à la Kommandantur. Elle expliqua qu’elle avait hébergé cette famille juive contre un loyer, de la même façon qu’elle aurait logé n’importe qui d’autre. Les Allemands la relâchèrent et aucune suite ne fut donnée à l’affaire.

Un jour, Siegfried m’a dit: « Dans ma jeunesse, je côtoyé de nombreuses familles juives. De ce que j’ai vu, c’était des gens comme les autres, avec leurs soucis, leurs espoirs, leurs peines et leurs joies. Mon expérience n’a pas fait de moi un antijuif. Si je suis national-socialiste, c’est parce que je pense qu’il s’agit du corpus idéologique le mieux adapté à l’Européen: le plus noble, le plus vrai, le plus beau.« 

Je n’ai jamais vu Siegfried éprouver de la haine contre quiconque. Il remplissait son devoir de lutteur révisionniste, point final. J’étais vraiment en communion avec lui. Il était mon ami.

Salut à toi, Siegfried

Ce matin, je ne suis pas triste. En effet, s’il existe quelque chose après la mort (ce que je crois), alors Siegfried est désormais ailleurs, débarrassé des vicissitudes terrestres. Il poursuit son chemin qui, d’existence en existence, le mènera à l’Unité. S’il n’existe rien après la mort, alors Siegfried s’est endormi pour un sommeil éternel sans rêve.

Dans un cas comme dans l’autre, son travail restera, sous forme de nombreux ouvrages révisionnistes qu’il a publiés et diffusés. Sur le plan terrestre, c’est cela seul qui compte.

Salut à toi, Siegfried.

Vincent