Mesdames, Messieurs du Tribunal,
Vous qui rendrez votre arrêt me concernant le jeudi 26 mars à 13h30, sachant que le procureur de la République a requis contre moi, à l’audience du 18 février, jour de mon anniversaire (57 ans) deux ans de prison ferme sans aménagement de peine et 40.000 euros d’amende, plus diverses publications judiciaires, sans compter les dommages et intérêts réclamés par les quatre parties civiles (Licra, Organisation juive européenne, Observatoire juif de France, Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme), je voudrais vous parler en toute franchise et en toute honnêteté.
Mes adversaires me présentent comme un antijuif obsessionnel prêt à faire disparaître les Juifs de la surface du globe et même effacer jusqu’à leur souvenir. Pour brosser ce portrait calomniateur, ils caricaturent le message diffusé dans ma vidéo intitulée: « Problème juif. Quelle solution?1 »
Ils en citent quelques courts extraits pour me présenter comme un fanatique qui aurait considéré froidement, avec un ami, la possibilité d’exterminer les Juifs, mais qui aurait déduit que c’était inutile, car cela ne résoudrait rien, bien au contraire.
Ce qui me retiendrait, disent-ils, de les exterminer, ce serait uniquement une question d’efficacité. Mais si une extermination pouvait être efficace alors il faudrait la perpétrer sans le moindre état d’âme.
S’appuyant que cette analyse totalement fausse de ma pensée, Maître Bloch a fustigé mes propos « à vomir » sur les nations « proiesde forces étrangères et parasitaires », propos qui donnent « a minima envie de rejeter, pousse à la détestation, à la haine et à la violence ».
Un « mal nécessaire » est une contradiction morale
La vérité est cependant tout autre.
Dans cette vidéo, je répondais à un Internaute qui m’avait écrit qu’avec un ami, ils avaient discuté « de la nécessité de l’extermination, à terme, des Juifs de la surface du globe. » Il me demandait si cela pouvait être considéré comme un mal nécessaire.
Atterré par cette question, j’ai publié une vidéo pour répondre négativement. Mon exposé durait 54 minutes, car j’y développais, avec toute la précision requise, les arguments moraux et historiques qui étayaient ma position.
Dans un premier temps, j’expliquais que, d’une point de vue moral, la notion de « mal nécessaire » était une contradiction. Si une chose était nécessaire, alors elle était conforme à l’ordre naturel voulu par la Créateur, donc il s’agissait d’un bien.
Je concluais ainsi cette première partie :
Si je pensais que l’extermination des Juifs était nécessaire, alors j’estimerais qu’il s’agit d’un bien, donc je la réclamerais haut et fort, sans honte ni faux-fuyant. J’estime toutefois qu’une telle extermination serait un mal, c’est-à-dire non conforme à l’ordre des choses. Pour plusieurs raisons que j’exposerai maintenant.
C’est clair: je ne prône aucune extermination des Juifs. Ma position n’a rien d’hypocrite; elle reflète ma pensée profonde.
Quand j’affirme que les Juifs sont sortis renforcés de la seconde guerre mondiale
J’ajoutais que même à rejeter cet argument, l’histoire enseignait que l’antisémitisme renforçait les Juifs.
Maître Oudy Bloch a fustigé mon propos, mais sans préciser pourquoi je le tenais.
Voici ce que j’expliquais à celui qui m’interrogeait :
Votre question sur l’extermination des Juifs n’est pas nouvelle : le 30 octobre 1940, un hebdomadaire français, L’Appel, l’a posée en toute franchise [« Faut-il exterminer les Juifs ? »] Peu importe les réponses apportées.
Ce qui compte, c’est qu’à partir de 1941, dans ce monde qui devenait un gigantesque champ de bataille, Hitler entrepris non d’exterminer les Juifs, mais de les chasser d’Europe.
Résultat : l’Allemagne a été écrasée, Hitler s’est suicidé et les Juifs sont sortis de cette guerre renforcés. En particulier, ils ont obtenu la création de l’État d’Israël.
J’ajoute que l’antisionisme n’y a rien changé. Non seulement les Arabes ont perdu leur guerre contre Israël, mais aussi, prétextant qu’il devait se protéger, l’État juif s’est renforcé en se dotant de l’arme nucléaire.
Je note enfin qu’aujourd’hui, l’antijudaïsme le plus radical s’exprime sur les réseaux sociaux.
Résultat : des lois toujours plus répressives sont votées, qui restreignent davantage la liberté d’expression, notre liberté d’expression.
Dernière loi en date, la loi Avia sur les « contenus haineux ».
Jérôme Bourbon souligne avec raison : « Qu’entend-on par contenu haineux? C’est très simple: c’est tout ce qui déplaît au lobby juif en général2« .
Bref, plus on s’en prend aux Juifs, et plus ils en sortent renforcés.
Non seulement ce que j’affirmais était vrai, mais de plus, l’avenir m’a donné raison.
À Gaza déjà, où malgré les viols répétés des accords et du droit international, Israël bénéficie d’une impunité révélée par celle dont jouit le chef de son gouvernement.
Le 19 février dernier, au dîner organisé par le Conseil représentatif des Institutions juives de France, le premier ministre français a déclaré:
Le droit international s’applique à tous. Et ce qui s’est produit à Gaza soulève des questions très graves au regard du droit international. Ce que fait l’actuel gouvernement israélien en Cisjordanie contrevient aussi au droit international3.
Certes, mais que fera la France concrètement ? Rien semble-t-il.
A ce même dîner en revanche, le premier ministre a détaillé un projet de loi pénalisant l’antisionisme. J’ai pris connaissance du texte. Sans surprise, les rédacteurs nous rassurent: « Bien entendu, la présente proposition de loi n’interdit en rien la libre critique ou la contestation de la politique de l’État d’Israël, comme de tout État, mais seulement la négation même de son existence4.«
Cependant, l’expérience de la loi Gayssot justifie les craintes. Au départ, il était question de punir les propos qui contestaient l’existence, par exemple, des « chambres à gaz ».
Rapidement toutefois, la jurisprudence étendit la loi aux propos dubitatif. Le Code pénal explique5 :
La contestation de l’existence des crimes contre l’humanité entre dans les prévisions de l’article 24 bis même si elle est présentée sous forme déguisée ou dubitative, ou encore par voie d’insinuation ; elle est également caractérisée lorsque, sous couvert de recherche d’une supposée vérité historique, elle tend à nier les crimes contre l’humanité commis par les nazis à l’encontre de la communauté juive5.
Le doute est donc considéré lui aussi comme une négation, ce que le texte initial ne prévoyait pas.
Avec cette loi sur l’antisionisme, pourra-t-on critiquer la stratégie de défense de l’État d’Israël et prôner le désarmement de la région ? En théorie, oui. Mais les sionistes l’affirment: « Si les Juifs déposaient leurs armes aujourd’hui, il n’y aurait plus d’Israël6« .
Par conséquent, critiquer la politique de défense israélienne et réclamer le désarmement de la région pourra être jugée comme une demande implicite de la disparition de l’État hébreu.
La cause profonde du « problème juif »: mon message que mes adversaires occultent
80 ans plus tard, nier que les Juifs soient sortis renforcés de la seconde guerre mondiale me paraît dérisoire. Mais avoir l’avoir exposé dans ma vidéo, je poursuivais :
Alors certes, on peut espérer qu’il n’en sera pas toujours ainsi, que tôt ou tard, la situation se retournera. Personnellement, je n’y crois guère. Non pas que j’imaginerais une situation figée à jamais. Dans la vie, tout évolue, et je suis certain que la puissance juive déclinera. Mais ce jour-là, le problème juif qui vous taraude sera remplacé par un autre qui se posera avec la même acuité. Car dans cette affaire, les agents extérieurs sont de peu d’importance, l’enjeu est en nous.
À mes yeux en effet, le « problème juif » n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond, un mal qui ronge nos propres sociétés, c’est-à-dire nous-mêmes. Tel serait l’objet du reste de ma vidéo, c’est-à-dire des 45 minutes suivantes.
J’introduisais ainsi mon exposé: « Cette question [juive], je ne la nie pas, bien au contraire. Il existe un problème juif, un problème que Hitler avait bien vu. »
Cette première phrase, mes adversaire l’exploitent, car elle choque énormément. Elle m’a valu, en grande partie, mon extradition d’Écosse.
Sur le plan historique toutefois, elle s’explique. En effet, quelques slogans résument l’antisémitisme hitlérien: « les Juifs — disaient les antisémites d’alors — ont toujours été des parasites; de plus, certains d’entre eux sont aujourd’hui les vecteurs du bolchevisme ; en Allemagne, ils ont profité de l’industrialisation puis, après 1918, de la défaite pour fondre sur le pays et acquérir une fortune insolente aux dépens du peuple ; à cause de leur internationalisme, ils s’attaquent à toute forme de tradition nationale. En conséquence, il faut les écarter de la vie publique, interdire tout mélange des sangs et ne leur laisser que les droits accordés aux non-citoyens de mener leurs petites affaires. » Conséquence de ce discours, l’article 4 du programme du Parti national-socialiste qui concluait: « Aucun Juif ne peut être citoyen7. » Alors certes, on peut contester les motifs de l’antisémitisme. On peut dire qu’ils étaient dénués de base, voire mensongers.
Pourtant, si l’on en croit les chiffres donnés en 1913 par un auteur peu suspect d’antisémitisme, Arthur Ruppin, de 124 000 en 1816, le nombre de juifs vivant en Prusse était passé à près de 410 000 en 1905. Soit une hausse de 230 % en moins d’un siècle8.
À cette date, 67 % des juifs vivant en Allemagne résidaient en Prusse. Pourquoi cette soudaine émigration en Prusse ? Tout simplement à cause de la révolution industrielle.
Arthur Ruppin expliquait: « La hausse du nombre des grandes usines entraîna une formidable demande d’argent. Ce fut la raison pour laquelle les juifs vinrent9. »
Ce n’est pas moi qui le dis… Les juifs vinrent donc avec leur argent pour participer aux « affaires » et, naturellement, s’enrichir. Ce qu’ils firent. L’auteur continuait en expliquant que comme commerçants et entrepreneurs, ces derniers avaient connu « rapidement une réussite brillante10« .
Plus loin, il écrivait: « En Allemagne, la prospérité et le statut social supérieur des juifs en comparaison du reste de la population est démontrée de nombreuses façons11. »
Comme révélateur, Arthur Ruppin publiait une statistique des contribuables qui gagnaient plus de 1 500 marks par mois. Alors que les juifs représentaient moins de 5 % de la population berlinoise, ils représentaient près de 15 % de ceux qui gagnaient mensuellement plus de 1 500 marks.
L’auteur ajoutait que sur les 100 000 juifs, environ, qui habitaient Berlin, les 2/3 étaient des femmes et des enfants qui ne travaillaient pas. Il en concluait avec raison que seule une petite proportion des juifs berlinois gagnait moins de 1 500 marks par mois, alors que chez les chrétiens, c’était la majorité12.
Dans le Grand duché de Bade, les juifs surpassaient largement les chrétiens en matière de fortune et de revenus. A Frankfort-sur-Main, 63 % des juifs gagnaient plus de 3 000 marks par mois, contre 25 % des protestants et 17 % des catholiques.
Bref, une réussite indéniable à l’aube du XXème siècle, réussite clairement affirmée par l’auteur peu suspect d’antisémitisme Arthur Ruppin.
Après la première guerre mondiale, le phénomène s’accentua. Dans ses mémoires celui qui fut le ministre des Affaires étrangères de Hitler, Joachim von Ribbentrop, rappela:
On ne saurait nier que, même avant 1933, il y eut un problème juif en Allemagne ; les juifs jouaient un rôle déterminant dans de nombreuses branches de l’activité nationale : vie culturelle, presse, cinéma, théâtre et, surtout, finance et commerce. Presque partout ils occupaient des positions de premier plan. Un juif de Frankfort, vieil ami de ma famille, m’avait souvent fait part de ses appréhensions : il estimait que, tôt ou tard, le fait que certains juifs, allemands ou immigrés de fraîche date, accaparaient les premières place, entraînerait fatalement une réaction13.
Mensonge d’un « nazi »? Nullement. De nombreuses personnes jugeaient qu’en effet, les Juifs avaient trop de pouvoir dans la société. Certains Juifs le pensaient aussi.
En mars 1928 ainsi, un rabbin qui tenait une chronique dans un grand quotidien américain rapporta une « révélation incroyable du professeur Emil Ludwig sur la condition des Juifs en Allemagne ».
D’après M. Ludwig: « L’Antisémitisme disparaîtra dans la mesure où les Juifs eux-mêmes disparaîtront de la fonction publique et se feront eux-mêmes discrets politiquement14. »
Voix isolée ? Nullement. Dans un rapport du 28 mars 1933 adressé à son gouvernement, l’ambassadeur britannique à Berlin expliqua: « Avant que le gouvernement hitlérien ait pris ses fonctions en février, on admettait qu’en Allemagne, le problème juif devenait sérieux.15 »
Pour l’expliquer, l’auteur invoquait la supériorité raciale des Juifs et le fait que sur les plans artistique et intellectuel, l’Allemand moyen était inférieur au Juif. D’où le fait que la réussite des Juifs « était entièrement hors de proportion avec leur nombre ».
Dans un pays où ils représentaient un peu plus de 1 % de la population, ils avaient pratiquement monopolisé certains domaines professionnels, parmi lesquels l’enseignement, la médecine, la justice, la presse, la littérature romanesque et l’architecture.
L’Ambassadeur soulignait que de nombreux chefs des partis de gauche étaient Juifs, il parlait sans sourciller de leurs liens avec le bolchevisme et relevait que la presse juive avait toujours été internationaliste plutôt que nationaliste.
Quant à la littérature moderne juive, elle était anti-allemande ou, a minima, non-allemande. Il ne s’agissait pas d’antisémitisme — l’auteur semblait au contraire philosémite, puisqu’il considérait les Juifs comme supérieurs — mais de faits concrets.
Ces faits concrets étaient à l’origine de l’antijudaïsme présent en Allemagne dans les années 20 et 30. Ils n’avaient échappé ni à Hitler ni à certains Allemands qui, par accident, furent ses collaborateurs.
Les cas de Fritz von Papen et de Konstantin von Neurath sont très intéressants. Issus de la droite allemande, mais pas des milieux nationaux-socialistes, ils furent désignés par le Président von Hinderburg pour participer au premier gouvernement ayant Adolf Hitler comme chancelier.
Interrogé à Nuremberg, Fritz von Papen expliqua honnêtement:
Ma position sur le problème juif peut être caractérisée très brièvement. En ce qui concerne ce problème, j’ai eu ma vie durant la position qu’exige de ses membres l’Église catholique […]
Il y avait néanmoins une question sans aucun rapport avec ma position à l’égard du problème juif, c’était celle de l’accaparement étranger, de l’influence trop grande de l’élément juif dans les domaines qui forment l’opinion publique d’un peuple, dans la presse, la littérature, le théâtre, le cinéma et en particulier le Droit.
Il me semblait indubitable que cet accaparement étranger était malsain et qu’il convenait d’y remédier. Mais, je l’ai dit, cela n’avait absolument rien à voir avec la question raciale16.
De son côté, l’ancien ministre Konstantin von Neurath, expliqua:
Je n’ai jamais été antisémite. D’ailleurs, mes convictions chrétiennes et humanitaires m’en auraient empêché.
Une limitation de l’influence exagérée des Juifs dans tous les domaines de la culture et de l’administration, telle qu’elle s’était développée en Allemagne après la première guerre mondiale, me paraissait souhaitable.
Mais je m’opposais à toutes les mesures de violence vis-à-vis des Juifs, aussi bien qu’à la propagande antisémite17.
Cette position était aussi celle de gens qui avaient adhéré au parti National-Socialiste. Interrogé à Nuremberg, l’ancien ministre de l’Économie, Walther Funk, déclara:
Je n’ai jamais été antisémite sur la base d’une doctrine raciale. Les revendications antisémites du programme du Parti, je les ai considérées d’abord comme un aspect de la propagande. À cette époque, les Juifs occupaient dans les divers milieux importants de la vie allemande des positions prépondérantes.
Il y avait beaucoup de Juifs très intelligents avec lesquels j’avais des rapports personnels, qui considéraient qu’il n’était pas dans leur intérêt de dominer la vie culturelle, le droit, la science [et] l’économie au point où ils le faisaient à cette époque. Il y avait aussi, à ce moment-là, une tendance antisémite dans le peuple.
L’influence des Juifs était particulièrement forte dans la vie culturelle et, à mon point de vue, elle était particulièrement nuisible parce qu’elle développait des tendances que je considérais comme absolument étrangères et même comme anti-artistiques, en particulier dans le domaine de la peinture et de la musique18.
Quelques semaines auparavant, le principal accusé, Hermann Göring, avait expliqué très clairement les raisons de la recrudescence de l’antisémitisme en Allemagne après 1918. Face à ses juges, il déclara:
Après l’écroulement de l’Allemagne en 1918, la juiverie devint très puissante en Allemagne; dans tous les domaines, principalement politique, intellectuel en général, culturel et plus particulièrement, dans le domaine économique.
Les combattants qui revenaient du front n’avaient absolument aucune situation devant eux; ils voyaient par contre beaucoup d’éléments juifs qui étaient venus pendant la guerre de Pologne et de l’Est, occuper des situations et principalement des situations dans l’Économie.
Tout le monde sait que, par suite de la guerre et de ses conséquences économiques, la démobilisation, qui offrait de grosses possibilités de faire des affaires, l’inflation, la déflation, de grands changements et de grands déplacements de fortunes se produisirent dans les classes possédantes.
Beaucoup de juifs ne firent pas preuve de la retenue nécessaire et prirent de plus en plus de place dans la vie publique, de sorte qu’ils suscitèrent des comparaisons entre leur importance numérique et les positions qu’ils occupaient par rapport aux gens de souche allemande.
De plus, certains partis, qu’évitaient ceux qui avaient conservé l’esprit national, offraient une proportion de cadres juifs sans aucun rapport avec le nombre total des Juifs. Cela se produisit non seulement en Allemagne mais aussi en Autriche, que nous avons toujours considérée comme faisant partie de l’Allemagne.
En Autriche, la direction du parti social-démocrate était presque exclusivement aux mains des Juifs. Ils jouaient un rôle très important dans la vie politique, en particulier dans les partis de gauche; ils étaient également très puissants dans la presse de toutes les opinions politiques.
A cette époque, il en résulta des attaques ininterrompues, contre tout ce qui était national, le concept national et l’idéal national. Je rappelle toutes les publications et tous les articles qui traînèrent dans la boue tout ce qui nous était sacré.
J’attire également l’attention dans le domaine artistique, sur la dépravation de ces pièces de théâtre qui traînèrent dans la boue les combats du front et bafouèrent l’idéal de bravoure du soldat. Je pourrais apporter ici une pile énorme de ces articles, livres, pièces, etc. Mais cela nous conduirait trop loin et je ne suis pas, somme toute, très compétent en cette matière.
Pour toutes ces raisons, un mouvement de défense se créa, qui ne fut en aucune façon suscité par le national-socialisme; il existait déjà auparavant, il se fortifia durant la guerre et prit plus d’ampleur encore après la guerre, lorsque l’influence de la juiverie se traduisit de cette façon.
De plus, dans le domaine culturel et intellectuel, il y eut des manifestations qui ne correspondaient pas aux sentiments allemands. Ici encore un abîme se creusa. Il y eut encore le fait que dans les affaires économiques, si l’on excepte l’industrie de l’Ouest, se révéla une domination presque exclusivement juive, exercée en fait par des éléments auxquels s’opposaient vivement les familles juives depuis longtemps établies en Allemagne.
Lorsque le programme de notre parti fut élaboré, par quelques gens simples — à ma connaissance Adolf Hitler n’y prit personnellement pas part, du moins en tant que chef — cette position, qui à cette époque était considérée par une grande partie du peuple allemand comme un acte de défense, fut adoptée dans ce programme.
Peu de temps avant, avait eu lieu à Munich le Conseil de la République (Rätenrepublik), des meurtres d’otages : là encore, presque tous les chefs étaient juifs. On comprend donc aisément qu’un programme dressé à Munich par des gens simples ait pris tout naturellement cette position défensive. Des nouvelles nous parvenaient aussi d’un Conseil de la République en Hongrie, constitué, lui aussi, principalement par des juifs. Tout cela avait causé une très forte impression19.
Voilà pourquoi dans ma vidéo, j’affirmais l’existence d’un problème juif, un problème qu’Hitler avait bien vu. Malgré cela, je reste « judéo-indifférent ».
Pour l’expliquer, je poursuivais ainsi mon exposé:
Mais je pousse ma réflexion plus loin, et j’affirme qu’en exploitant les failles de nos sociétés, les Juifs s’en font les révélateurs. Ils se font les révélateurs de nos propres manques.
Autrement dit, si nos sociétés connaissent un problème juif, c’est parce qu’au départ, elles souffrent de dysfonctionnements. Je pense à la perte de spiritualité authentique et à ses conséquences naturelles : le désordre dans les idées, les matérialisme et l’hédonisme.
Certes, les Juifs exploitent la situation pour nous dominer, voire nous asservir. Mais en agissant ainsi, ils nous révèlent nos déviances et nous donnent la possibilité de les résoudre. Par conséquent, les faire disparaître ne servira à rien.
Quand bien même y parviendriez-vous, nos propres travers subsistant, le problème ressurgirait, avec un autre peuple, ou un autre élément. Ce qu’il faut, c’est enrayer la perte de spiritualité qui ronge nos sociétés et qui en fait des proies faciles pour les forces de dissolution.
Mes accusateurs citent cette introduction en omettant les deux passages en gras. C’est très malhonnête, car en tronquant de la sorte, ils dénaturent mon message.
Les derniers propos démontrent qu’à mes yeux, la solution à nos problèmes réside en nous-mêmes, pas dans une persécution de juifs ni de quiconque. La conclusion de mon exposé le confirme.
Je terminais ainsi :
Tout ce que je puis dire, c’est qu’une société ayant perdu le sentiment de transcendance devient la proie de forces étrangères et parasitaires qui vont entraîner sa disparition.
La solution ne consiste donc pas, ou pas seulement, à désigner et à combattre ces forces ennemies, elle consiste à attaquer le mal à sa racine en renouant avec la transcendance. Les peuples blancs y parviendront-ils ? L’avenir le dira.
Quoi qu’il en soit, pensant être dans le vrai, je continuerai mon combat pour la vérité et pour un retour du spirituel.
Ce message, je martèle depuis des années. Je n’ai jamais changé. Je ne cesse de répéter qu’il faut cesser de lutter CONTRE et, enfin, lutter POUR: pour nous amender, pour un projet de société viable, pour une spiritualité vraie, pour une vision de la vie constructive.
J’invite donc le tribunal, je le conjure de regarder cette vidéo avant de rendre son jugement. Ils s’apercevront que, contrairement aux allégations de mes adversaires, mon message ne véhicule aucune haine.
Les événements de Palestine, principale cause de l’explosion de l’antisémitisme
Mes adversaires prétendent que, plaçant une cible dans le dos des Juifs de France, mon message inciterait à la violence.
À Nuremberg, Julius Streicher fut, lui aussi, accusé d’avoir excité la population contre les Juifs. Il répondit:
Exciter signifie amener un homme à un état d’excitation tel qu’il le pousse à commettre un acte dont il est irresponsable. Le Stürmeren est-il arrivé là, voilà la question. Bref, il s’agit de savoir ce qu’a publié le Stürmer.
Vous en avez ici plusieurs volumes, mais il faudrait lire tous les numéros parus pendant vingt ans pour épuiser la question.
Au cours de ces vingt années, j’ai publié des articles d’information sur le racisme, sur ce que les Juifs ont eux-mêmes écrit dans l’Ancien Testament, dans leur histoire, dans le Talmud. J’ai cité des extraits d’œuvres historiques juives, celle du Dr Grätz, par exemple, et celle du savant juif Gutnot.
Le Stürmer ne publia aucun article de fond, de ma plume ou de celle d’un de mes collaborateurs, dans lequel il n’y eût pas de citations extraites de l’histoire ancienne des Juifs, de l’Ancien Testament, ou d ouvrages historiques juifs plus récents. Il est important de souligner que, dans tous ces articles, j’insiste sur le fait que d éminents Juifs, des écrivains de poids, ont reconnu eux-mêmes ce que, pendant mes vingt années, comme écrivain et orateur, j’ai proclamé ouvertement.
Par conséquent, permettez-moi d’ajouter que je suis convaincu que le contenu du Stürmer n’était pas un élément d’excitation en soi.
Au cours de ces vingt ans, je n’ai jamais écrit : « Brûlez les maisons des Juifs ; assommez-les ». Jamais une telle provocation n’a paru dans le Stürmer.
Une question se pose maintenant: peut-on prouver qu’une action quelconque ait été commise depuis le début de la parution du Stürmer, une action dont on pourrait dire qu’elle résultait d’une excitation. Je qualifierais une telle action de pogrom. C’est une attaque spontanée, où toute une partie de la population se soulève brusquement pour tuer d’autres gens.
Au cours de ces vingt ans, aucun pogrom n’a eu lieu en Allemagne et, autant que je sache, aucun Juif n’a été tué, aucun assassinat n’a été commis dont on aurait pu dire que c’était le résultat d’une excitation au meurtre, œuvre d’un écrivain ou d’un orateur antisémite quelconque. Messieurs, nous sommes à Nuremberg.
Or, on disait autrefois que nulle part en Allemagne les Juifs n étaient autant en sûreté et à l’abri de tout sévice qu’à Nuremberg20.
Ma défense sera la même : je milite publiquement depuis 35 ans; je me au défi quiconque de démontrer que depuis toutes ces années, un seul acte raciste ou antisémite aurait été commis sous l’influence de mes discours.
Mes adversaires invoquent l’explosion des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023. C’est toutefois sans aucun rapport avec mon action. Cette explosion est la conséquence directe de l’attaque du Hamas, ce 7 octobre, et de la riposte musclée d’Israël.
Un rapport sponsorisé par l’OTAN affirme: « l’impact du conflit est également visible dans d’autres régions du monde. L’un des effets les plus significatifs a été la montée de l’antisémitisme21. »
Un article de synthèse publié par « Vision of Humanity » est intitulé: « Le confit à Gaza provoque une montée de l’antisémitisme et de l’islamophobie22. » Un auteur qui dénonce l’antisémitisme admet: « Aujourd’hui l’antisionisme sert de couverture à l’antisémitisme. Cela dit, il est indéniable que l’hubris d’Israël dans sa guerre punitive à Gaza comme dans son nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie nourrit l’antisémitisme23. »
L’évidence est si aveuglante que même Wikipedia l’affirme24.
(À suivre)
- On peut la visionner à l’adresse suivante : https://blogue.sansconcession.net/2020/02/probleme-juif-quelle-solution. ↩︎
- Rivarol, 22 janvier 2020, p. 1, col. B. ↩︎
- Pour l’enregistrement vidéo de ce discours : https://www.crif.org/articles/ressources/podcasts-videos/2026-02-25/discours-du-premier-ministre-sebastien-lecornu-a-loccasion-du-40e-diner-du-crif-2/.
Pour la transcription écrite : https://www.crif.org/articles/actualites/2026-02-20/discours-du-premier-ministre-sebastien-lecornu-a-loccasion-du-40e-diner-du-crif/ ↩︎ - Pour consulter la proposition de loi : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0648_proposition-loi. ↩︎
- Code pénal, Dalloz, Loi sur la liberté de la presse, article 24 bis, commentaire, § 7
(p. 1905 de mon édition) ↩︎ - Fax de Jérusalem et du monde juif (Bruxelles), n° 379, 26 janvier 2009, couverture. ↩︎
- « Keine Jude kann daher Volksgenosse sein » (Das Program der NSDAP). ↩︎
- Arthur Ruppin, The Jews of the To-Day (New York : Henry Holt and Compagny, 1913), p. 33. ↩︎
- Arthur Ruppin, The Jews of the To-Day (New York : Henry Holt and Compagny, 1913), p. 47. ↩︎
- Arthur Ruppin, The Jews of the To-Day (New York : Henry Holt and Compagny, 1913), p. 48. ↩︎
- Arthur Ruppin, The Jews of the To-Day (New York : Henry Holt and Compagny, 1913), p. 53. ↩︎
- Arthur Ruppin, The Jews of the To-Day (New York : Henry Holt and Compagny, 1913), p. 54. ↩︎
- Joachim von Ribbentrop, De Londres à Moscou. Mémoires (Paris : Grasset, 1954), p. 211. ↩︎
- The wilkes Barre Times Leader, 17 mars 1928, p. 6 ↩︎
- « Recent persecution of jews in Germany and other persons », 28 mars 1933, cote : CP. 111 (33). ↩︎
- TMI, série bleue, vol. XVI, p. 288. ↩︎
- TMI, série bleue, vol. XVI, p. 618. ↩︎
- TMI, série bleue, vol. XIII, p. 106. ↩︎
- TMI, série bleue, vol. IX, p. 296-297. ↩︎
- TMI, série bleue, vol. XII, p. 326. ↩︎
- Bianka Niňajová, The Impact of the Israel-Gaza War on the Spread of Antisemitism in Europe : A Case Study (Bratislava : Adapt Institute, 26 juin 2025), p. 1. ↩︎
- Angelique Shafa, « Gaza conflict leads to rise in antisemitism and Islamophobia », 9 mai 2025 (consultable à l’adresse suivante : https://www.visionofhumanity.org/gaza-conflict-leads-to-rise-in-antisemitism-and-islamophobia/). ↩︎
- Antoine Menusier, « L’antisémitisme s’est démocratisé », 23 février 2026 (consultable à l’adresse suivante : https://www.msn.com/fr-ch/actualite/other/l-antis%C3%A9mitisme-s-est-d%C3%A9mocratis%C3%A9/ar-AA1WUb3G). ↩︎
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont%C3%A9e_de_l%27antis%C3%A9mitisme_en_France_depuis_le_7_octobre_2023 ↩︎





