Deux ans de prison ferme requis contre moi 


Deux ans de prison ferme requis contre moi 


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Deux ans de prison ferme requis contre moi. Mais je m’en fiche — « Ne me frego » comme le chantaient les fascistes italiens —, car la répression contribue à la diffusion du révisionnisme.

C’était hier, à mon procès en appel.

À en croire les avocats de la LICRA, de l’Organisation juive européenne, de l’Observatoire juif de France et du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, il faudrait en conclure que je serais un antisémite fanatique qui voudrait exterminer tous les Juifs de la surface du globe et même effacer jusqu’à leur souvenir, que je monnayerais ma haine en touchant les droits d’auteurs sur mes livres, que je serais en outre coresponsable de l’antisémitisme qui exploserait en France, que je placerais par mes discours une cible sur le dos de tous les Juifs de France, que je serais d’autant plus dangereux que mon public est jeune.

Tous ces avocats ont donc réclamé un châtiment exemplaire afin de me faire taire.

Le procureur, quant à lui, a prétendu faire œuvre d’historien. Il a lancé que mes travaux historiques étaient réfutés par une myriade de documents, de témoignages et d’aveux.

Toutefois, son ignorance était telle qu’il a osé présenter le protocole de la conférence de Wannsee comme un plan d’extermination physique des Juifs. Lui ayant répondu que ce document évoquait uniquement une déportation des Juifs à l’Est, il a prétendu que, d’après Adolf Eichmann, qui avait participé à la conférence, l’organisateur lui avait demandé de rédiger un protocole « atténué ».

Voilà comment nos adversaires écrivent l’Histoire: ils invoquent un document qui, disent-ils, démontrerait noir sur blanc l’existence d’un plan d’extermination systématique des Juifs, et quand on leur répond que le document ne dit rien de tel, alors ils objectent : « Oui, mais les nazis parlaient en langage codé. » J’en dirai davantage sur cette audience dans l’entretien que j’accorderai à Jérôme Bourbon pour Rivarol.

Toujours est-il que le procureur a, lui aussi, demandé au Tribunal une peine exemplaire afin de me faire taire: deux ans de prison ferme, soit un an par affaire, sans possibilité d’aménagement, avec en plus 40.000 € d’amende et des publications judiciaires.

Prenant la parole en dernier, j’ai assumé ainsi les propos poursuivis:

Oui, ils violent la loi Gayssot; oui, ils doivent être punis; non, je ne demande aucune clémence de la part du Tribunal.

Puis j’ai souligné la faiblesse de mes adversaires:

Veulent-ils me faire taire? Sachant que je me place sur le terrain de l’Histoire, c’est sur le terrain qu’il faudrait m’affronter, lors d’un débat loyal, face à face.

Si, vraiment, des milliers de preuves réfutent mon travail, alors ils n’auront aucun mal à me noyer dessous lors de ce débat. J’en sortirai discrédité à jamais. Ce débat, je le réclame, et je souhaite qu’il se déroule à Auschwitz même.

Mes adversaires l’esquivent et, à la place, ils me traînent devant les tribunaux, face à des juges qui disent (à raison) : ‘Notre travail n’est pas de dire l’Histoire, mais de faire respecter la loi.’ Bref, mes adversaires esquivent le débat historique et me placent sur un terrain où les règles m’imposent de perdre. Quel aveu d’impuissance! »

J’ai conclu en disant qu’avec la parution de mon dernier livre sur Oradour et de mon ouvrage de synthèse sur la Shoah, les graines des vérités étaient désormais semées.

J’ai ajouté que la répression à mon encontre était ma meilleure publicité:

Depuis mon extradition d’Écosse, le 2 février 2024, je n’ai jamais autant diffusé. On me demande partout… Je donne des conférences dans toute la France. La répression? Elle sert la cause que je défends. Dès lors, je ne crains pas la prison.


L’arrêt sera rendu le 26 mars, le lendemain du jour où, avec Jérôme Bourbon, nous comparaîtrons ensemble devant les juges pour… neuf affaires (sept pour lui, cinq pour moi, dont trois communes).

Merci à celles et à ceux qui, hier, m’ont souhaité un bon anniversaire. Merci également à celles et à ceux qui, hier, ont pu se déplacer au tribunal pour me soutenir.

Je vous souhaite à toutes et à tous une agréable journée,

Vincent