Hier, j’ai comparu devant la Justice pour contestation de crime contre l’humanité et injure antisémite. Je remercie celles et ceux qui étaient à mes côtés, physiquement ou en pensée. Je remercie également mon avocat qui a prononcé une plaidoirie magnifique.
Outre le procureur de la République, se tenaient face à moi:
- Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme,
- l’Observatoire juif de France,
- le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme,
- l’organisation juive européenne.
Le message adressé au Tribunal par les parties civiles fut clair: « Faites-le taire! Et vite! Amende, dommages-et-intérêts, prison et bannissement des réseaux sociaux. Vos moyens sont nombreux: utilisez-les. » Le procureur a requis dix-huit mois de prison ferme, sans possibilité d’aménagement.
J’avais préparé un mémoire que je souhaitais présenter au Tribunal. Mais la présidente a entravé ma défense en me lançant: « C’est le tribunal qui dirige les débats. » Je devais répondre à ses questions et dès que je souhaitais élargir les débats pour contextualiser, elle m’objectait: « Vous vous égarez. »
J’étais si scandalisé qu’à la fin de l’audience, lorsqu’elle m’a donné la parole en dernier (c’est la loi), dès qu’elle a voulu m’interrompre en alléguant que je m’égarais, j’ai crié en la pointant du doigt : « Vous allez me laisser terminer! » Et j’ai pu encore parler 5 minutes avant qu’elle ne déclare l’audience levée.
Je n’ai vraiment pas l’habitude de me mettre en colère; mais là, c’était trop. Je ne me laisserai pas jeter en prison sans me défendre et dénoncer des abus éhontés.
Sachant que la justice est rendue « au nom du peuple français », je publie ce mémoire en défense, que je vous encourage à le diffuser au maximum.
Dans une vidéo à paraître demain ou samedi, je m’exprimerai sur l’audience d’hier et sur la peine qui me sera infligée aujourd’hui.
Je vous souhaite une agréable journée.
Vincent





