Mort de Quentin: la responsabilité de la propagrande antifaciste

Mort de Quentin: la responsabilité de la propagande antifa

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Quentin est mort.

J’adresse mes condoléances à sa famille, à ses proches et à ses amis.

À mes jeunes camarades de Lyon: ne vous vengez pas

En tant que vieux militant nationaliste, ancien du PNFE, en première ligne depuis 1991, j’adresse un message à mes jeunes camarades de Lyon:

Je comprends votre rage et votre envie de venger Quentin, mais je vous en conjure, ne vous vengez pas, car vous donneriez raison à nos adversaires qui auraient alors beau jeu de crier: « Voyez! Ce sont des fascistes ultra-violents! On ne fait que se défendre, même si, avec ce Quentin, ça a dérapé! »

Laissez la police faire son travail, et, pour l’heure, attendez la suite. Agir sous le coup de la colère se révèle toujours maladroit.

Si je suis encore là, près de 40 ans plus tard, c’est parce que je n’ai jamais agi dans la précipitation sous le coup de l’émotion. Et pourtant, en 40 ans, j’ai pu faire du travail, un travail que mes adversaires redoutent.

Aux autorités: voyez où mène votre propagande antifaciste

Cela dit, je m’adresse aux autorités. Il est bien évident que les antifascistes, les Antifas, ont toujours bénéficié d’une certaine impunité.

Cette impunité, elle naît dans leur tête. Pourquoi? Parce qu’ils sont convaincus d’agir pour le bien contre le fascisme présenté contre le mal absolu.

En 1986, à Caen, une affiche étudiante fut diffusée pour répondre aux militants du Front national de la jeunesse qui s’activaient sur le campus universitaire et près de certains lycées. J’en avais récupéré une que j’ai gardée.

L’affiche montre l’image d’un déporté en pyjama rayé avec la tête transpercée par des fils barbelés. L’image est accompagnée de cette seule phrase: «Votre avenir avec l’extrême droite.» Le message était clair: il faut lutter contre ces monstres fachos qui veulent nous tuer physiquement et mentalement.

Ceux qui l’avaient confectionnée s’appuyaient sur l’histoire officielle, histoire également exploitée par les autorités pour contrer la droite nationale et promouvoir la démocratie. Mais c’est cette propagande politiquement correcte qui justifie, pour certains gauchistes, l’emploi de la violence la plus extrême. Ils disent: « Nous luttons contre des assassins qui extermineront même les petits enfants. »

Le film de propagande «Auschwitz» de Uwe Boll est de nature à les conforter dans leur haine: « Voilà ce qu’ont fait les nazis, voilà ce que l’extrême droite fera demain si elle arrive au pouvoir! »

En 2003, lors de mon procès à Limoges pour apologie d’un crime de guerre, des manifestants d’ultragauche m’attendaient à la sortie du tribunal. Ils distribuaient un tract qui, au nom de l’histoire écrite par les vainqueurs, appelait clairement à la violence.

Quand ils m’ont vu sortir, ils se sont précipités vers moi. J’ai dû mon salut à une fuite rapide jusqu’à une voiture qui m’attendait au coin d’une rue.

Sans mes amis, j’aurais peut-être subi le sort de Quentin, car, animés d’une haine féroce, les distributeurs du tract voulaient vraiment me lyncher.

L’impunité accordé aux antifas

Non seulement ils se croyaient dans leur bon droit, mais, de plus, ils pensaient bénéficier de l’impunité.

En effet, quelques années auparavant, un film avait été diffusé, dans lequel, avec la complicité d’un conseiller d’éducation, des élèves assassinaient un professeur néonazi révisionniste (suivez mon regard).

Une fois le meurtre commis, le conseiller d’éducation les rassurait: « Nous sommes tombés sur un inspecteur que la mort d’un néonazi n’empêche pas de dormir,» disait-il aux élèves. Autrement dit: « Rassurez-vous, vous bénéficierez de l’impunité. »

À la fin du film, la conclusion apparaissait à l’écran: « Le pire avec les salauds, c’est qu’ils vous donnent envie de tuer. »

Ce film n’a pas été dénoncé par les autorités. Les assassins de Quentin pourront reprendre l’argument: « C’était un salaud, un facho raciste, et le racisme, on sait où ça a mené! Contre ces gens, pas de quartier, nous défendons la démocratie! »

Voilà où conduit cette propagande antiraciste orchestrée toujours davantage. Quentin en a été la victime indirecte.

Pour lui, pour toi, Quentin, je continuerai le combat révisionniste.