À quand l’interdiction de mon livre sur Oradour?

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Les autorités françaises ont voulu empêcher la parution de mon nouveau livre sur Oradour. Elles ont échoué: Oradour-sur-Glane, le cri des victimes est paru en janvier 2023, alors que j’étais incarcéré.

Depuis le mois d’avril, des associations réclament son interdiction. Le 8 août, la LICRA a diffusé trois microbillets demandant « son interdiction au plus vite » par la ministre de l’Intérieur1. Toutefois, les ciseaux d’Anastasie n’ont pas encore frappé.

Je ne hasardai aucune explication, mais il est évident que l’affaire d’Oradour est une épine dans le pied du gouvernement. En effet, la tragédie étant circonscrite dans l’espace et dans le temps (l’après-midi du 10 juin 1944, dans le bourg), la vérité est bien plus facile à découvrir que dans le cas de la Shoah.

Je ne prétends pas que mon ouvrage constitue la vérité sur la tragédie d’Oradour, car tant que les archives officielles resteront fermées aux libres chercheurs, toute la lumière ne pourra être faite. En revanche, j’affirme que mon livre démontre, sans contestation possible, la fausseté de la version officielle du récit du drame.

Une admission de cette fausseté serait catastrophique pour les autorités, et cela pour deux raisons.

Mensonge d’Oradour: la raison idéologique

En France, Oradour est le symbole de la « barbarie nazie ». S’il s’effondrait, la porte s’ouvrirait à d’autres révisions déchirantes. Rappelez-vous le scandale provoqué par Jean-Marie Le Pen lorsque celui-ci déclara que « l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine ».

La raison de ce scandale est simple: la Seconde Guerre mondiale a été un épisode armé de la lutte quasi religieuse qui, depuis plusieurs siècles, oppose tradition et modernité. Dès lors, il faut impérativement pour le vainqueur que le vaincu soit vu comme l’incarnation du Mal qui, tout au long du conflit, aurait répandu l’horreur partout.

Dans plusieurs publications, j’ai montré, documents à l’appui, les secours apportés par les Allemands aux innombrables réfugiés de l’exode de 1940, j’ai évoqué les bonnes conditions dans les camps de prisonniers de guerre, j’ai parlé du bon accueil réservé aux ouvriers français partis travailler en Allemagne, j’ai rappelé la libération des prisonniers de la région de Dieppe, en septembre 1942, mesure décidée par Hitler pour remercier les populations de leur bon comportement lors de la tentative de débarquement anglaise…

Tout cela est occulté de nos jours, car si l’épisode de la lutte armée s’est terminé le 8 mai 1945, la guerre idéologique se poursuit dans les esprits. Dans cette guerre, la « Mémoire » est un élément capital. D’où les lois mémorielles, à commencer par la loi Gayssot. Et c’est justement là que se trouve la deuxième pour laquelle une admission de cette fausseté serait catastrophique pour les autorités.

Mensonge d’Oradour: la raison légale

En effet, depuis 2017, la loi Gayssot a été étendue à certains crimes de guerre, parmi lesquels Oradour (cette extension me visait particulièrement).

Toutefois, si la version officielle de l’histoire d’Oradour s’effondre, alors des gens comprendront que loin de punir des discours mensongers destinés à propager la haine, la loi Gayssot servait à protéger de bobards de la propagande de guerre.

Par conséquent, la question essentielle surgirait: « Si la version officielle du drame d’Oradour, protégée par la loi, était fausse, alors qu’en est-il de la version officielle de l’Holocauste, également protégée par la même loi? »

Les gardiens de la Mémoire savent donc qu’ils ne peuvent plus reculer sur le terrain d’Oradour: ils doivent coûte que coûte maintenir leurs positions. D’où leur apparente volonté d’élever un mur du silence autour de mon dernier ouvrage sur le drame; une interdiction, quant à elle, éveillerait la curiosité.

Les autorités françaises savent que je ne lâcherai jamais l’affaire. Elles ont raison: dès que paraîtra un livre qui prétendra réfuter mon travail, je demanderai un débat avec ses auteurs. Dès lors, on comprend le désir des pouvoirs publics français à me voir jeter en prison pour de nombreuses années.

Vous avez dit « prison dorée »?

Pour ma part, je ne suis pas inquiet pour mon avenir, car j’ai confiance en la Providence. Cela ne signifie pas que je me croirais protégé de toute épreuve.

La Providence ne nous assure pas une vie tranquille; Elle agit pour le Bien commun et pour notre bien particulier. Or, le Bien commun nécessaire parfois le sacrifice de certains. De plus, notre bien particulier passe toujours par des épreuves destinées à nous enseigner.

J’ignore quel sera mon avenir, mais je ne m’en inquiète pas. J’ai semé des graines de vérité qui, avec ou sans moi, germeront le moment venu. Quant à mon destin personnel, il est désormais sans grande importance. Je crois avoir rempli ma mission, je suis serein. Dans ma cellule, je dors tranquille.

Un adversaire a écrit que je me trouvais dans une « prison dorée ». Celle d’Édimbourg est une prison européenne banale. Si elle est dorée, c’est parce qu’en mon fort intérieurement, j’accepte ce destin.

Quand on respecte les enseignements conformes à l’ordre divin, la Providence vous répond. Voilà tout.