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Retour de garde à vue (19 janvier 2026)

⏳ Temps de lecture: 4 minutes

Ce lundi, je suis sorti de garde à vue peu après midi.

Première surprise, après un interrogatoire préliminaire d’identité, l’officier de police judiciaire chargé du dossier, homme très professionnel et très courtois, m’a interrogé sur ma personnalité.

Il m’a notamment demandé quels étaient mes loisirs, les auteurs qui m’ont le plus fortement influencé, les périodes de l’histoire qui m’intéressaient, l’ouvrage que je lisais actuellement, mes relations avec ma sœur, la place de la foi religieuse dans ma vie, et même ma vision du monde.

J’ai répondu honnêtement.

  • Mes loisirs? Le vélo et le dessin.
  • Les auteurs qui m’ont le plus influencé? Lanza Del Vasto, Jacques Ellul, et Tony Anatrella.
  • Les périodes de l’histoire qui m’intéressent? La Seconde Guerre mondiale, bien entendu, mais aussi le XVIIIe siècle avec la montée du matérialisme, et le XIXe siècle avec l’apogée du scientisme.
  • Ma lecture actuelle? L’hyperphysique des Ovnis de Philippe Guillemant (chercheur au CNRS).
  • Ma sœur? J’ai de bons contacts avec elle, on ne parle jamais de révisionnisme, et je donne des cours de mathématiques à son fils.
  • La religion? Je suis plutôt hindouiste et je respecte de nombreux principes bouddhiques, le bouddhisme n’étant pas une religion, mais une philosophie de vie. Cela tient une grande place dans ma vie.
  • Ma vision du monde? Je crois que nous sommes ici-bas pour nous améliorer afin de réintégrer l’unité divine dans nous sommes ici.

Il m’a également demandé: « Si vous avez à définir Vincent Reynouard, comment le définiriez-vous? »

J’ai répondu: « Comme un esprit totalement libre, anarchisant, mais non nihiliste. »

Il a voulu savoir l’idéologie que je combattais; « le matérialisme, ai-je répondu, qui présente l’homme comme une simple machine biologique ».

C’est, à mes yeux, la racine de tous les maux dont souffrent nos sociétés. Je lutte pour davantage de spiritualité dans le monde.

Il a voulu savoir si je me sentais plutôt de droite ou de gauche. « De gauche, ai-je dit, bien que ce terme soit ambigu; je suis partisan d’un socialisme national, autrement dit d’un socialisme communautaire. »

Je lui ai précisé à voir un grand respect pour les communards, en particulier pour Louise Michel.

À plusieurs reprises, j’ai été déposé à une fleur devant le mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise.

Cet entretien préliminaire a duré plus d’une heure.

Puis, l’officier m’a interrogé sur treize passages de vidéos diffusées entre le 23 novembre 2024 et le 31 janvier 2025 ainsi que sur quatre passages de mon ouvrage de synthèse sur la Shoah.

Il pensait que l’interrogatoire serait long, voire très long, mais mes réponses l’ont rapidement détrompé, car je n’ai jamais cherché ni à équivoquer ni à fuir mes responsabilités.

Pour chaque passage, quatre questions m’étaient posées:

  • êtes-vous l’auteur de ces propos?
  • est-ce une contestation d’un crime contre l’humanité?
  • selon vous, ces propos violent-ils la loi française?
  • maintenez-vous ces propos?

À chaque fois, j’ai répondu « oui » aux quatre questions.

Je n’ajoutais rien, ne donnant aucune explication. En effet, dans un État où la loi punit celui qui soutient une thèse historique, quels que soient ses arguments, alors il n’y a rien à dire ni à justifier.

Mon expérience des tribunaux l’a amplement démontré. Lorsque je déclare: « oui, je conteste les distances des chambres à gaz homicides allemandes et voici pourquoi, » les juges objectent: « Peu nous importe vos arguments: la loi interdit de contester et notre devoir est d’appliquer la loi. »

Pourquoi vouloir s’expliquer quand, en face, on refuse de vous écouter, voire même de vous entendre ? Fasse aux autorités judiciaires, je garde donc le silence.

Mes réponses m’ont valu de sortir de la garde à vue, avec une convocation pour le 20 mai prochain devant la XVIIe chambre correctionnelle du Tribunal de Paris.

Ce sera mon huitième procès pour cette année.

Sachant que les vidéos poursuivies s’étalent du 23 novembre 2024 au 31 janvier du 1925, il reste encore toutes les autres diffusées depuis. J’attends donc d’autres convocations et d’autres procès.

Combien pour 2026? Neuf? Dix? Onze ou davantage? Les paris sont ouverts.

Lorsque l’officier a demandé si, à mes yeux, la loi antirévisionniste servait à empêcher un débat, j’ai répondu: « C’est évident. »

De 1987 à sa mort, le professeur Faurisson a proposé un débat; il ne l’a jamais obtenu. Combien de fois n’ai-je pas entendu: « Le négationnisme n’est pas une opinion, c’est un délit. »

Voilà pourquoi je vais au-devant de la répression. Je veux que plus tard, on sache qu’en France et dans bien d’autres pays, des lois étouffaient le débat sur l’existence des chambres à gaz homicides allemandes.

Je veux qu’on sache au début du XXIe siècle, on jetait en prison un homme qui, sur la base d’argument rationnel, affirme l’inexistence de ces chambres à gaz.

D’où le fait qu’à chacun de mes procès, je persisterai à répondre: « Oui. »

Oui, je suis révisionniste; oui, je l’explique publiquement; oui, je viole de front la loi Gayssot; oui, jetez-moi en prison, puisque la loi le permet: vous vous rendrez service à la cause révisionniste.

Merci à celles et à ceux qui me soutiennent.