Mon regard sur l'affaire Epstein

Mon regard sur l’affaire Epstein

⏳ Temps de lecture: 10 minutes

J’admire Hitler pour son oeuvre sociale et son projet européen. À mes yeux, l’Europe est morte en 1945 avec la disparition du Führer et la défaite militaire du IIIe Reich.

Je suis en outre l’auteur d’un ouvrage qui explique pourquoi Hitler était antisémite, ouvrage pour lequel j’ai été condamné d’ailleurs.

Et pourtant, sur la question juive, je me démarque de mon camp, car je suis judéo-indifférent.

Vais-je changer d’avis avec l’affaire Epstein ?

Affaire Epstein: la preuve qu’il n’existe pas de lobby tout puissant

Jeffrey Epstein était un juif conscient de sa judéité qui a évolué dans le monde juif de la finance.

Dans nos milieux, on affirme que les Juifs sont les maîtres de la dissimulation lorsqu’ils servent leurs intérêts (contre les goïms naturellement).

Visiblement, ce n’était pas le cas d’Epstein.

Son dossier comporte des milliers de documents accusateurs, principalement des courriels, qui dévoilent l’ampleur de ses agissements douteux, voire carrément immoraux, de concert avec d’autres membres de sa communauté.

Certains répondront qu’Epstein connaissait la puissance du lobby juif, donc qu’il se croyait intouchable. Peut-être, mais malgré ses relations, il ne l’était pas.

Dès lors, si l’on en s’en tient à la logique de la théorie de la puissance du lobby juif, les coreligionnaires d’Epstein auraient dû le faire disparaître une fois ses ennuis commencés, puis supprimer les preuves, car elles allaient bien évidemment nourrir l’argumentaire anti-juif qui présente le juif comme un prédateur sexuel et un maître chanteur.

Pour les maîtres du monde qui tirent toutes les ficelles, supprimer ces preuves dérangeantes eût été un jeu d’enfants.

Et, quand bien même n’auraient-ils pas pu agir à temps, si, comme l’affirment les tenants de la théorie de la toute puissance du lobby juif, les juifs maîtrisaient la justice, la presse, les gouvernements, que sais-je encore, alors ils auraient dû pouvoir étouffer l’affaire Epstein.

Mais il n’en a rien été.

C’est la justice qui a incarcéré Epstein. Ce sont les pouvoirs publics qui ont voté la publication du dossier. C’est la presse qui diffuse ces documents, y compris lorsqu’ils concernent des Juifs et leurs alliés.

Le précédent de Mordechai Vanunu

Cela me rappelle lorsqu’en 1986, le Juif Mordechai Vanunu fit défection et voulut apporter au monde la preuve qu’Israël possédait un arsenal nucléaire.

La presse révéla l’information et le Times de Londres en fit même sa première page.

Première page du Sunday Times de Londres du 5 octobre 1986, publiant les révélations de Mardochai Vanunu au sujet de l’arsenal nucléaire israélien.

Face à l’évidence, le gouvernement israélien en fut réduit à un démenti maladroit qui ne convainquit personne.

Si vraiment le lobby juif avait contrôlé la presse et les esprits, alors les révélations de Mordechai Vanunu n’auraient jamais dû être publiées.

Il en va de même avec l’affaire Epstein. Le lobby juif et ses alliés n’ont pas pu empêcher les premières divulgations, et d’autres suivront.

Je ne puis donc croire que les Juifs manipuleraient tout.

La pornographie


⚠️ Avertissement: cette partie de l’article contient un exposé détaillé sur des abus sexuels.
Si vous préférez ne pas lire cet exposé, rendez vous directement à la partie suivante: “Ne pas prendre les effets pour les causes”.


Dans l’affaire Epstein, beaucoup se focalisent sur le volet sexuel.

On lui reproche d’avoir été un délinquant sexuel et d’avoir, sur son île, permis à des puissants de satisfaire leurs plus bas instincts.

Qu’elles aient collaboré ou profité, beaucoup de personnalités sont impliquées, et non des moindres.

Il est question de viol, mais aussi de torture, voire d’assassinat.

Peut-être, mais voilà une vingtaine d’années. J’ai mené une enquête sur le porno hard, autrement appelé porno gonzo.

Profitant à chaque fois des 24 heures gratuites, j’ai pu visiter des sites payants.

On y voyait des images et même des films qui montraient, la plupart du temps, des femmes humiliées, souillées, torturées.

S’agissant de sites payants, ils existaient uniquement parce que des consommateurs en nombre se présentaient.

À l’époque, toutefois, le gonzo restait marginal. Il n’en est plus de même aujourd’hui.

Un rapport parlementaire de 2022 consacré à l’industrie de la pornographie l’atteste: il dénonce des productions qui atteignent le paroxysme de la violence.

Les auteurs de ce rapport soulignent que:

L’évolution du modèle économique de l’industrie pornographique a eu pour conséquence l’apparition de contenus prônant une sexualisation de la violence poussée à son paroxysme, notamment dans ce qu’il est d’usage d’appeler le « gonzo », un genre pornographique ultra violent, autrefois marginal et aujourd’hui devenu presque la norme parmi les millions de vidéos diffusées sur les tubes1.

Auditionnée dans le cadre de la rédaction de ce rapport parlementaire, la journaliste Marie Maurisse, qui a pu observé des tournages, déclara:

Souvent, la femme se retrouve seule face à des groupes d’hommes. C’était d’une violence très difficile à observer pour une journaliste2.

Dans mon étude, j’avais répondu à l’argument partiellement faux selon lequel les actrices étaient consentantes. Le rapport de 2022 confirme que j’avais raison.

Lors de l’audition précédemment citée, la journaliste Marie Maurisse qui a enquêté en Hongrie où l’industrie du porno prospère, déclara que des jeunes filles de l’Est sont exploitées odieusement:

Les filles sont ramenées à Budapest où elles signent des sortes de contrats. Techniquement, certaines pratiques sont interdites mais les contrôles sont très peu fréquents. Tout se fait sous le radar.

J’ai recueilli des témoignages assez extrêmes de jeunes filles mineur: es dont la première relation sexuelle s’est déroulée devant une caméra. Des producteurs et acteurs connus pour des pratiques extrêmes se rendent là-bas car ils savent qu’ils ne seront pas inquiétés.

Typiquement, sur ces tournages, même lorsque la fille sait qu’elle va faire de la pornographie, la situation dérape lorsqu’elle arrive sur le plateau de tournage. Elle se retrouve à faire des tas de choses qu’elle ne souhaitait pas faire, dont elle n’était pas informée, y compris des scènes assez violentes. C’est très traumatisant pour ces femmes.

À Budapest, je n’ai à l’époque pas constaté d’encadrement spécifique en la matière3.

Consulté dans le cadre de la rédaction du rapport parlementaire, Claire Charlès, porte-parole de l’association Les Effronté.es, évoqua de « véritables actes de torture, de violence inouïe, dans une recherche de déshumanisation, pas du tout de liberté sexuelle comme le prétendent les défenseurs de cette industrie4« :

88 % des scènes pornographiques contiennent de la violence explicite. Le porno dit trash il y a quelques dizaines d’années est devenu le porno mainstream d’aujourd’hui. Les contenus les plus violents sont les plus regardés. Les vidéos figurant dans les top rated contiennent des pratiques extrêmement violentes: la pratique du gagging, ou étouffement avec le pénis lors d’une fellation pouvant aller jusqu’au vomissement de la femme victime; double ou triple pénétration, dans un même orifice; étranglements, Bukkake […] où une cinquantaine d’hommes font subir des fellations et éjaculent ensuite sur le visage d’une actrice, qui peut en subir des brûlures; des femmes enceintes de huit mois, et donc un abus de faiblesse. S’y ajoutent des catégories telles que le BDSM (pratiques sadomasochistes) avec des femmes hurlant de douleur. Ce n’est pas du cinéma, pas de la simulation. Nous ne pouvons pas considérer qu’une femme qui pleure et qui saigne feint ou simule5.

Le rapport parlementaire de 2022 constate également:

l’exploitation de la vulnérabilité économique et psychologique de femmes, souvent très jeunes, en situation d’exploitation sexuelle et livrées à elles-mêmes sur ces tournages pornographiques où elles subissent violences et pressions pour accepter des pratiques sexuelles souvent extrêmes. En outre, il n’est pas rare qu’elles soient placées sous soumission chimique (alcool, drogues ou médicaments) pour pouvoir réaliser certaines scènes particulièrement violentes ou douloureuses6.

Les spectateurs de ces films participent donc, même indirectement, à l’exploitation de ces pauvres filles. Et il ne s’agit pas de quelques marginaux. Une partie du rapport est consacrée à la massification du porno sur Internet.

En 2020, le journaliste Jacky Goldberg publié dans Capital.fr un article qui expliquait, à propos du marché mondial de la pornographie, que, « depuis 2012, son chiffre d’affaires a bondi de 50% pour passer à 7,5 milliards de dollars7« .

Mais il s’agit en réalité de la face émergée de l’iceberg, car bien d’autres canaux existent, qui rapportent de l’argent et qui attestent une véritable frénésie de consommation.

Le rapport parlementaire de 2022 explique que, lors de son audition, Claire Charlès indiqua:

136 milliards de vidéos sont visionnés chaque année; 35 % des vidéos sur Internet sont de la pornographie. Les revenus du porno s’élèvent à 140 milliards de dollars par an, dont 17 milliards aux États-Unis, soit plus que Netflix et la National Basketball Association (NBA) réunis8.

Le rapport cite également les « données internationales publiées sur le site SimilarWeb » qui indiquent que:

parmi les 50 sites Internet les plus fréquentés au monde figurent six sites pornographiques, classés dans la catégorie « Adulte »9.

La conclusion s’impose: les gens du peuple consultent des sites pornographiques gratuits ou payants parce qu’ils n’ont pas les moyens pour s’offrir davantage pour satisfaire leurs fantasmes.

Et quand j’examine même superficiellement ce qu’ils regardent, alors leur penchant pour de très jeunes filles m’apparait. La catégorie « tout juste légal » le confirme.

Une partie du peuple masculin fantasme sur ces photos et sur ces vidéos avec des modèles épilés pour faire plus jeunes.

L’offre très abondante ne fait que répondre à une demande tout aussi abondante.

Grâce à leur argent, les puissants, eux, peuvent aller plus loin. Autrement dit, ils peuvent satisfaire leurs fantasmes pour de vrai.

Tout comme les sites pornos, Jeffrey Epstein a fourni une offre qui répondait à une demande.

Peut-être ces anciens clients vont-ils jusqu’à torturer et à tuer, mais ils satisfont là des pulsions que d’autres voudraient bien satisfaire si la possibilité leur en était offerte: le nombre de pages sadomasochistes en témoigne.

N’ayant ni l’argent ni les relations, ces consommateurs se bordent à regarder pour fantasmer.

Ne pas prendre les effets pour les causes

L’image du bon peuple gouverné par une élite diabolique me paraît fausse. C’est parce que le peuple est corrompu que les puissants le sont aussi.

Les puissants ne sont que l’émanation du peuple. Lorsqu’un peuple veut vraiment en sortir, alors il suscite une élite digne.

Lorsqu’il est corrompu, alors de lui émergent des personnalités indignes. Et profitant de la corruption, elles bénéficient, au moins un temps, d’une impunité.

Jeffrey Epstein est accusé d’avoir fait taire ses victimes grâce à sa richesse et à ses relations. Ce fait démontre qu’il a bénéficié de complicité au sein même du monde politique.

Dans un article paru dans Rivarol, François-Xavier Rochette affirme que le dossier Epstein dévoile une corruption générale10. Il a raison, et c’est parce que le monde est corrompu qu’un Jeffrey Epstein a pu prospérer.

Si ce Jeffrey Epstein était né dans un monde sain, il n’aurait jamais pu établir ces réseaux qui dépassaient le monde juif.

Ce constat n’est pas nouveau. En 1896, dans un ouvrage qui défendait l’oeuvre de l’antisémite Édouard Drumont, le catholique Arsène Guérin concéda:

Le Juif parvenait à cacher ses hontes sous le manteau de ses richesses; et nous paraissions oublier peu à peu ce qu’est en réalité le Juif, ainsi drapé de pourpre et d’or.

Séduits par les plaisirs qu’il offre à ses amis, par les salaires dont il soudoie ses complices, nous cessions peu à peu de dire tout haut ce que nous ne cessions pas de savoir et de dire tout bas, et cela, pour arriver à nous tromper nous-mêmes, pour qu’il nous devint possible, du moins en apparence, d’appeler autrement qu’indulgence aveugle, connivence déplorable, coupable complicité, la considération extérieure, l’appui moral ou effectif accordés au Juif. Et le Juif ennemi de la France était traité en ami par l’élite des Français! Et le Juif employait les Français contre la France11.

Le message était clair: si les Juifs corrompaient, c’est parce qu’il y avait des goïms qui recherchent la corruption.

Il en va de même aujourd’hui. François-Xavier Rochette conclut ainsi son article précédemment cité :

Il faudra aussi, un jour, si Dieu le veut, analyser avec minutie ces pages du passé, pour comprendre les mécanismes de cette corruption littéralement épouvantable, afin de s’en prémunir12.

Les anti-juifs diront: « Pour s’en prémunir, il suffit d’écarter les Juifs. »

Ce n’est pas si simple.

À plusieurs reprises dans l’histoire, les Juifs furent expulsés. Ils sont toujours revenus. Voilà plus d’un siècle, les antisémites n’ont cessé de les dénoncer, en vain.

Pourquoi ? Parce que, finalement, le peuple avait besoin des Juifs, les uns pour produire, les autres pour consommer.

Le nationalisme? L’esprit de jouissance, en écartait la majorité des Français, au grand bonheur des corrupteurs.

Se reformer pour se prémunir

Pour nous prémunir de la corruption, il faut déjà nous corriger nous-mêmes, afin de ne plus céder à la tentation.

Là encore, je n’affirme rien de nouveau.

En 1897, Alfred Crétin, antisémite et partisan d’Édouard Drumond, avait souligné que, comme le phylloxéra, les Juifs étaient un symptôme, pas une cause:

Tenez, procédons d’un exemple: Nous voyons aujourd’hui nos vignes dépérir, et désireux d’y porter remède, nous cherchons par tous les moyens à détruire le phylloxéra, auteur présumé du désastre.

Malheureusement, nous sommes trompés par les apparences: ce n’est pas l’insecte, tant préjudiciable soit-il, qui est la cause de la maladie de la vigne, c’est la vigne elle-même, qui, anémiée, sans force et sans courage, lassée de vivre pour être exploitée, s’est laissé envahir peu à peu par le terrible parasite, et a livré sans résistance sa sève précieuse à ses milliers de suçoirs.

Eh bien ! De même, la prépondérance actuelle du juif, ce phylloxéra social, n’est pas la cause active des maux dont nous nous plaignons justement, elle n’est qu’un effet, et la véritable solution du problème consiste à rechercher d’abord cette cause première et insoupçonnée de notre dégénérescence, et l’ayant trouvée, la supprimer si faire se peut. C’est là, croyez-le bien, le seul moyen de nous guérir. Alors le juif disparaîtra comme s’évanouissent les fantômes lorsque le jour se lève13.

Je souscris à cette analyse: le dossier Epstein nous servira si nous savons opérer un retour sur nous-mêmes, plutôt que de nous borner à désigner des boucs émissaires.

Quand les peuples seront sains, alors les futurs Epstein n’auront plus aucune influence nocive.


  1. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 1, p. 41. https://www.senat.fr/rap/r21-900-1/r21-900-11.pdf ↩︎
  2. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 2, p. 84. https://www.senat.fr/rap/r21-900-2/r21-900-21.pdf ↩︎
  3. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 2, p. 83-84. https://www.senat.fr/rap/r21-900-2/r21-900-21.pdf ↩︎
  4. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 2, p. 11. https://www.senat.fr/rap/r21-900-2/r21-900-21.pdf ↩︎
  5. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 2, p. 12. https://www.senat.fr/rap/r21-900-2/r21-900-21.pdf ↩︎
  6. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 1, p. 39. https://www.senat.fr/rap/r21-900-1/r21-900-11.pdf ↩︎
  7. Jacky Goldberg, “Pornhub, XVideos… Les secrets des GAFA du sexe”, Capital.fr, publié le 22 mai 2020 à 16h18, dernière mise à jour le 22 mai 2020 à 18h58. https://www.capital.fr/entreprises-marches/pornhub-xvideos-les-secrets-des-gafa-du-sexe-1370739 ↩︎
  8. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 2, p. 14. https://www.senat.fr/rap/r21-900-2/r21-900-21.pdf ↩︎
  9. France, Sénat, Rapport d’information n° 900 (2021-2022), tome 1, p. 21. https://www.senat.fr/rap/r21-900-1/r21-900-11.pdf ↩︎
  10. François-Xavier Rochette, “Le dossier Epstein: le dévoilement d’une horreur sans nom et d’une corruption générale”, Rivarol, 11.II.2026, p. 2-3. ↩︎
  11. Arsène Guérin, À propos de la France Juive (Paris: Librairie catholique internationale de l’œuvre de Saint-Paul, 1880), p. 33. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5477712p/f36.item ↩︎
  12. François-Xavier Rochette, “Le dossier Epstein: le dévoilement d’une horreur sans nom et d’une corruption générale”, Rivarol, 11.II.2026, p. 3. ↩︎
  13. Alfred Crétin, La fin du système juif (s.l.n.d.), p. 14-15. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525608p/f21.item ↩︎