Je me suis rendu hier au commissariat de mon quartier. On m’y a remis une convocation à me rendre, le 19 janvier prochain, à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine.
J’y serai placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire pour contestation publique de l’existence de crimes contre l’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale et négation, minoration ou banalisation d’un crime de guerre.
Cette dernière incrimination concerne mes propos sur la tragédie d’Oradour.
Sur combien de dossiers serai-je interrogé ? Je l’ignore. Dormirai-je en cellule ? Peut-être, si l’interrogatoire se prolonge.
Mais je sais une chose: l’enquête débouchera sur un procès pour 2026. Ce sera le septième pour cette année:
- un le 18 février;
- cinq le 25 mars;
- et ce nouveau procès a une date encore indéterminée.
La liberté d’expression n’est donc pas pour les révisionnistes
Certains disent qu’il est anormal que je sois condamné pour mes opinions historiques. Je les en remercie, mais ils n’ont pas compris la situation.
Certes, l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme garantit la liberté d’opinion et d’expression.
Mais voici que l’Holocauste surgit, avec ses chambres à gaz fantastiques, ses fours aux rendements colossaux, ses horreurs dantesques et ses 6000000 de victimes.
En 2018, António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, souligna que les origines des Nations unies s’enracinaient dans le besoin de tirer les leçons de l’Holocauste.
Quatre ans plus tard, dans son Message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste 2022, il expliqua pourquoi:
Aujourd’hui, nous honorons la mémoire des six millions d’hommes, de femmes et d’enfants juifs qui ont péri durant l’Holocauste et celle des Roms et des Sintés et des innombrables autres victimes de cette abomination sans précédent et de cette cruauté organisée.
L’Holocauste a façonné les Nations Unies.
Le nom même de notre Organisation renvoie à l’alliance formée pour combattre le régime nazi et ses alliés.
Notre Charte était rédigée à San Francisco au moment de la libération du camp de concentration de Dachau.
L’ONU se doit d’être toujours en première ligne dans la lutte contre l’antisémitisme et toutes les autres formes d’intolérance religieuse et de racisme.
Nous assistons aujourd’hui à une recrudescence alarmante de la xénophobie et de la haine.
L’antisémitisme – la forme la plus ancienne et la plus persistante de préjugé – revient en force, une fois encore.
Les discours révisionnistes, voire clairement négationnistes, prolifèrent.
Aucune société n’est à l’abri de l’irrationalité ou de l’intolérance.
Ne l’oublions jamais : l’Holocauste aurait pu être évité. Les appels à l’aide désespérés des victimes n’ont rencontré que le silence. Ils furent peu nombreux à s’indigner, peu nombreux à écouter, et plus rares encore, à se mobiliser par solidarité.
Le devoir de mémoire nous incombe ; il y va de notre avenir.
Rester muet face à la haine, c’est s’en rendre complice.
Choisissons aujourd’hui de ne jamais être indifférents à la souffrance des autres, de ne jamais oublier ce qui s’est passé et de ne jamais laisser quiconque l’oublier.
Restons vigilants en toutes circonstances et engageons-nous à défendre les droits humains et la dignité de toutes et tous.
Je vous remercie.
On ne sera donc pas étonné que le 21 novembre 2005, l’Assemblée générale de l’ONU adopta une résolution (A/RES/60/7) par laquelle l’organisation rejetait « tout déni de l’historicité de l’Holocauste, total ou même partiel ».
Or, l’article 29 de la Déclaration universelle des droits de l’homme énonce dans son troisième alinéa :
Ces droits et libertés ne pourront en aucun cas s’exercer contrairement aux bus et principes des Nations unies.
La liberté d’expression n’est donc pas pour les révisionnistes, car la réalité de l’Holocauste est, au contraire, liée à l’existence de la liberté de l’expression et à l’exercice de la liberté de l’existence de la liberté de l’homme.
L’Holocause est un dogme, socle d’une morale nouvelle
La liberté de l’Holocauste n’est donc pas une opinion; c’est le dogme d’une nouvelle religion qui charrie une nouvelle morale obligatoire.
Dans La Shoah expliquée aux jeunes, Freddy Eytan lance:
Tout ce qui concerne la Shoah est un devoir sacré.
Laurence Parizeau et Rose Laprelle, dans Un piège bleu-marine, soulignent que:
les chambres à gaz […] marquent de façon indélébile la mémoire et la conscience de l’humanité tout entière […]
La Conférence des évêques de France, dans déclaration du 22 juillet 2021, prévient que:
La Shoah représente une horreur absolue à partir de laquelle nos conduites politiques doivent être jugées.
La Shoah est la clef de voûte de nos sociétés modernes. Révisionniste, je m’attaque à cette clef de voûte. En réaction, la société se défend.
Or, je n’en veux ni à ceux qui orchestrent les poursuites, ni aux policiers qui m’interrogent, ni au procureur qui me charge, ni au juge qui me condamne. Tous ces gens font leur travail conformément aux règles du jeu, et nous n’y pouvons rien. Si nous étions à leur place, nous agirions de même.
La meilleure arme contre la répression, c’est la diffusion
Certains m’objecteront qu’il faut obéir aux règles du jeu, donc à la loi qui punit l’expression publique du révisionnisme.
Je répondrai qu’en tant que résistant moderne, j’obéis à la résistance Lucie Aubrac qui, dans son ouvrage La Résistance expliquée à mes petits-enfant, enseignait :
La désobéissance volontaire fait partie de l’esprit résistant.
Voilà pourquoi je viole la loi Gayssot et en accepte les conséquences.
Plus loin, à la question « Comment savoir la vérité ? », Lucie Aubrac répondait:
La première arme de la résistance, ce n’est pas la mitraillette, c’est l’information.
Cet enseignement s’adresse à vous, chers spectateurs.
Il est une chose que vous pouvez faire, c’est diffuser le révisionnisme dans votre entourage.
Je vous invite à faire connaître mon blogue, qui publie mes travaux (il est bloqué en France sur décision de justice, donc les résidents français doivent se munir de 1.1.1.1 ou d’un VPN pour y accéder).
Quant à ma conférence de synthèse sur l’Holocauste et ses enjeux politiques actuels, elle est disponible sur le site Archive.org.
La meilleure arme contre la répression, c’est la diffusion de la voix que les censeurs veulent faire taire.
Merci à celles et à ceux qui contribueront à cette diffusion.









